Samba d’Olivier Nakache et Éric Toledano : Pas de quoi danser

Samba-Affiche Le public attendait leur retour avec impatience. Quatre ans après le triomphe d’«Intouchables» (près de 20 millions d’entrées en France, plus de 50 millions dans le monde), le trio formé par les deux réalisateurs Olivier Nakache et Éric Toledano et le comédien Omar Sy revient sur grand écran avec «Samba», sorti au Québec le 6 février.

Samba (Omar Sy), jeune travailleur sénégalais installé en France depuis dix ans, se bat pour rester dans son pays d’adoption après avoir été arrêté par la police et placé dans un centre de rétention. Alice (Charlotte Gainsbourg), bénévole débutante dans une association, fait tout son possible pour l’aider, malgré ses propres errements.

Les changements d’identité inhérents aux faux papiers et les jobs dégradants s’enchaînent, tandis que les deux protagonistes, eux, se rapprochent. Leurs solitudes se parlent, sous le regard pas toujours bienveillant et souvent négligeant de la société qui les entoure, bien que quelques jolies amitiés viennent contrebalancer la grisaille parisienne.

Samba-ImageEn abordant la question des sans-papiers sur fond de comédie, Nakache et Toledano ont tenté de recréer la magie de 2005 avec les mêmes recettes. Ils avaient alors réussi à faire rire autour de l’amitié entre un riche tétraplégique blanc et un chômeur noir fainéant.

Cette fois-ci, la sauce ne prend que peu. La sensibilité gracieuse de Charlotte Gainsbourg et le charisme d’Omar Sy ne sont pas à remettre en cause. Tous deux font ce qu’ils peuvent, mais ne parviennent pas à masquer une absence flagrante de scénario et éviter des situations tout sauf crédibles.

Au final, certaines scènes font sourire, certaines répliques amusent, mais rien de plus. En outre, le message social reste flou et l’émotion ne pointe jamais son nez. Les bons sentiments ont toutefois la part belle…

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