FIJM 2015: la belle nostalgie de Beirut a ouvert le Festival de jazz

Beirut-Jazz-Touki-Montreal-2On pouvait difficilement faire un pas devant l’autre, vendredi soir, sur la Place des festivals. Les Montréalais se sont en effet déplacés nombreux pour assister au concert du groupe folk américain, spectacle d’ouverture du 36e Festival international de jazz de Montréal.

Cette foule impressionnante a même semblé déstabiliser le chanteur Zach Condon. Peu à l’aise pour s’adresser aux spectateurs, il a regardé plus souvent vers le ciel que vers le parterre de la place tout au long de la soirée.

«Je ne sais pas quoi dire. Je vous remercie», a ainsi plusieurs fois répété le timide leader, en français, s’il-vous-plaît.

Il faut dire que Condon a quelques accointances avec le Québec, outre des passages à Osheaga et au Métropolis, et la langue de Molière. L’album «The Flying Club Cup» (2007), fruit d’une collaboration avec l’équipe d’Arcade Fire, contient plusieurs chansons aux titres français

Beirut-Jazz-Touki-Montreal-3À défaut d’être des bêtes de scène survoltées, les membres Beirut ont, pendant près d’une heure et demie, fait ce qu’ils savent faire le mieux : diffuser une douce et émouvante nostalgie, symbolisée par «Nantes», titre phare du groupe.

On pourra toujours se demander si les beaux airs d’«Elephant Gun», de «Postcards from Italy» ou de «My Night with the Prostitute from Marseille» n’auraient pas été appréciés et plus puissants dans une salle de concert qu’en plein air.

Il n’empêche, le public a semblé ravi. Voire même parfois transporté par des émotions fortes, comme le montre ce soutien-gorge lancé sur scène et que Zach Concon a timidement glissé dans la poche arrière de son pantalon.

Crédit photo: Manish Ramloll, Touki Montréal

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