FIJM 2015: Ala.ni, une tornade anglaise à l’Astral

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La chanteuse londonienne, Ala.ni, s’est produite à l’Astral pour le Festival de Jazz. Plusieurs adjectifs pourraient caractériser la performance de la jeune Anglaise: talentueuse, délurée, souriante, amusante, gourmande en Barbapapa et excellente chanteuse. Une performance que Touki Montréal vous propose de revivre.

Le concert s’est déroulé dans une ambiance très légère avec beaucoup d’interactions entre le public et l’artiste venue présenter les chansons de ses EP saisonniers. Ala.ni détonne et apporte un vent de fraîcheur sur scène que le milieu du jazz a peu l’occasion de révéler.

Ala.ni est une jeune auteur, compositrice et interprète, originaire de l’ouest de Londres. C’est une ancienne choriste pour plusieurs artistes internationaux: Andréa Bocelli, Mary J Blige ou encore le groupe Blur et Damien Albarn, entre autres.

Décidée à se lancer dans une carrière solo, elle a sorti un premier EP, You and I Spring” avec un concept original de produire un EP par saison. Le dernier est sorti au mois de juin sous le nom de You and I Summer.

Ala-niBeaucoup de mystères entourent cette chanteuse : peu d’entrevues, pas beaucoup d’informations sur la toile.  Elle a bien un site internet, www.ala.ni, qui reste assez sommaire et localisé au Nicaragua (vous comprenez mieux le .ni).

Elle a peu de concerts à son actif pour l’instant, mis à part à Londres et à Paris. C’était donc une belle opportunité pour le public montréalais de la découvrir sur la scène de l’Astral, pour cette 36e édition du Festival de jazz. Ala.ni  est venue avec son guitariste, Rob Updegraff.

Pas d’artifices pour la chanteuse, derrière un micro des années 50. Elle partage avec le public les compositions de ses EP sortis et à paraître à l’automne et hiver prochain.

Elle délivre ses chansons avec une clarté et une classe dans sa voix. Avec la guitare ou a capella, Ala.ni est à comme à la maison sur scène. Lorsqu’elle entonne les premières notes de la chanson Suddenly, on se croirait dans un club de jazz de la rue la plus connue de New York.

Un mélange de Judy Garland et de folk sonne dans sa voix. Elle bouge, joue avec ses mains, avec ses bras. Elle vit ses chansons avec un côté félin qui lui sied à merveille. Sa joie de vivre est totalement communicative. Elle parle avec le public de son histoire, de sa vie, de son goût pour la Barbapapa qu’elle adore et puis il y a des moments improbables.

Ala-ni4Comme celui où juste avant l’entracte, elle décide à un moment de la chanson de quitter la scène…pour la continuer et la terminer au premier étage de l’Astral, en déambulant au milieu des spectateurs. Capable de rire pendant une chanson, de s’arrêter, de la reprendre et de finir sur un fou rire, elle est dans son monde sur scène.

Par moments, on peut même se demander si elle ne le fait pas exprès.Ala.ni est un phénomène, à voir sur scène et son public n’est pas mal non plus.

Après avoir révélé qu’elle appréciait les barbapapas, ce qui devait arriver arriva. Juste après avoir chanté Close your eyes, une chanson plus mélancolique que d’autres, un spectateur est venu lui tendre une belle barbapapa blanche fraîchement achetée.

Un beau cadeau pour la chanteuse qui n’a pu s’empêcher d’en manger plusieurs fois jusqu’à la fin de son concert. Sauf que la Barbapapa ça colle aux dents et des fois pour chanter c’est plus compliqué. Elle a donc pris son temps pour faire des pauses, interagir avec le public encore et toujours.

La Londonienne a aussi avoué son amour de Paris, où elle est partie s’installer. D’ailleurs, la ville l’a inspirée pour l’écriture de To the River.

Ala-ni3Son côté farfelu, elle l’entretient tout au long du spectacle. Elle aime vivre. Elle aime rire et elle aime surtout chanter. Sa reprise de la chanson d’Eminem, Lose yourself, aux antipodes de la version originale, en est le parfait exemple.

La qualité des spectacles se juge souvent à l’intensité, la générosité donnée par l’artiste autant que par ses atouts vocaux, Ala.ni ne voulait plus quitter la scène. Elle était joyeuse de l’accueil du public montréalais, très chaleureux envers elle pour une première. Elle a proposé quatre nouvelles chansons, dont une a capella.

Pour ses débuts sur la scène montréalaise, Ala.ni a prouvé qu’elle avait une belle carrière qui s’annonce devant elle et qu’elle était une véritable bête de scène. Une tornade a balayé le Festival de jazz et l’Astral. Elle risque de refaire parler d’elle. Souvenez-vous-en, elle s’appelle Ala.ni.

Photos: Victor Diaz lamich, Festival de Jazz

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