Nuits d’Afrique: Sarr, un nouvel album qui marque le grand retour de H’sao

Deux ans après la sortie de leur album Oria, les membres du groupe H’Sao ont repris le studio pour Saar, un nouvel album qu’ils considèrent comme un retour aux sources.

HSao-p-410x410Le quatrième album Sarr (source en langue kabalaye) des frères Rimtobaye a été enregistré à Montréal.

En plus de la guitare, Caleb a réalisé ce nouvel opus, Izra L s’est occupé du clavier et Mossbass de la basse. Il y avait aussi leur ami Dono Bei L. à la batterie et aux percussions. Forcément ils chantent tous sur les onze titres de l’album.

Les sujets n’ont pas changé. Il est toujours question d’amour de joie de vivre et du Tchad, leur pays d’origine, comme c’était déjà le cas avec Vol 235, sorti en 2009.

Depuis cinq ans, pas mal d’eau a coulé. Caleb a eu carrière solo, tout comme Izra à l’on a parlé sous les coups de 13 h ce jour-là.

Sur le plan personnel, Izra ne chôme pas.  Pratiquement deux fois par an, il retourne sur le continent pour ses projets. Il a beaucoup de contact avec les artistes locaux et son «album a bien marché », au pays, confie-t-il.

Le benjamin de H’Sao souligne d’ailleurs que le groupe a vraiment envie de retourner chanter au pays. « Ca va être gigantesque », souligne-t-il à propos de ce premier concert des Rimtobaye depuis 15 ans. Le mois d’octobre est visé. « On a hâte de repartir », ajoute-t-il. « Notre pays reste dans notre cœur », dit-il encore.

hsao_franco_20100617_009Entre la sortie de leur album Oria, plus engagée et ce nouvel opus, le groupe a beaucoup tournée dans les quatre coins du monde. Le groupe montréalais s’est même rendu jusqu’en Nouvelle-Zélande.

Selon Izra, leur musique a été bien reçue là-bas aussi. Il attribue ce succès au message universel de leurs chansons, mais la puissance de leur voix n’est dans tout à fait étranger à ce succès, puisque le public comprend rarement les paroles. Il estime d’ailleurs qu’il n y a pas grande différence entre le public, qu’on soit à Paris ou à Ottawa.

Dès leur début, H’Sao n’a cessé de tiré sa force du gospel qui a forgé les membres du groupe, mais aussi dans le jazz, le soul, et forcement dans la musique tchadienne. Izra n’hésite pas à utiliser le terme fusion. La pièce Taryam, premier extrait de l’opus, est un exemple. Le titre OGM est tout aussi hybride.

HSAOLes curieux resteront sans doute touchés par leur reprise de la fameuse chanson Summertime avec la diva québécoise Marie-Josée Lord qui fait un peu partie de la famille Rimtobaye.

Rien ne laissait pourtant penser que Saar serait un album retour aux sources.  « À la base, on voulait faire un album a capella », rappelle Izra, soulignant que plusieurs personnes le réclamaient. De fil en aiguille, l’album a pris forme et une évidence s’est imposée à eux. L’essence de H’Sao était de retour. Était-elle vraiment partie ?

À la fin de l’entrevue,  à la question de savoir ce qu’il fallait souhaiter aux groupes, Izra a énuméré la santé, beaucoup de succès et l’idée de continuer à franchir les barrières et à toucher le maximum de personnes.

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