Nuits d’Afrique: Kassav, c’est beaucoup d’amour et de souvenirs

Le légendaire groupe Kassav

Pour son quatrième spectacles en six ans à Montréal, le groupe Kassav a démontré une nouvelle fois l’étendue de son savoir-faire et son goût assumé pour la fête, au Métropolis de Montréal, dans le cadre du Festival international Nuits d’Afrique.

En tout ils étaient plus d’une vingtaine de personnes à avoir défilé sur la scène du Grand méchant Zouk (G.M.Z), 27 ans après le début de ce concept où Kassav invite des artistes souvent antillais.

Outre la douzaine de membres de Kassav, Léandry, Jean-Marc Ferdinand et  le grand Shoubou de tabou Combo ont répondu présents à l’invitation de Jacob Desvarieux, instigateur du projet.

IMG_4549Fort d’un savoir-faire engrangé depuis plus de 30 ans, Jocelyne Béroard, Georges Décimus, Jacob Desvarieux, Jean-Philippe Marthély et Jean-Claude Naimro, pour ne citer que ceux là, ont su insufflé à la foule une joie de vivre indescriptible, malgré les quelques degrés de plus qu’il faisait dans la salle et a l’extérieur.

Tout a commencé en fanfare avec Luc Léandry lors de l’étape numéro 1 de la soirée. Tout de blanc vêtu, Jean-Marc Ferdinand a ensuite fait monter la température en essayant de montrer aux festivaliers comment « repousser tout ce qui est négatif » notamment sur Tikitak. Il y avait dans la salle les femmes et « les hommes virils », mais comme « l’union fait la force », dixit Ferdinand, il fallait donc sauter en chœur et positiver.

Au retour de la pause et à peine l’animateur de la soirée, Éric Mboua, avait laissé le micro, près de 2 h de remontée dans le temps allait défiler sans que l’on se rende vraiment compte dans la salle.

IMG_4481Comme souvent au Métropolis, ceux qui voulaient s’asseoir et profiter du spectacle avaient le choix des gradins ou de la partie reculée de la salle. Les autres, aussi téméraires qu’épicuriens,  ont eu la mission de suivre les nombreuses chorégraphies « imposées » par Jean-Philippe Marthèly, chanteur et membre de Kassav depuis 1981.

 

L’ambiance calme de la soirée s’est toutefois dégradée lorsque Kassav’ – cassave (galette de manioc) en créole – a décidé d’accélérer l’horloge. S’en est suivie une accumulation des succès du groupe.

Il y a notamment eu le titre Rété qu’avait lancé Jean-Philippe Marthély en 1985, mais aussi Siwo, Kaye Manman de Béroard, Oh Madiana, Mwen Allé ou encore Mwen malad aw.

À la fin de cette dernière, les Africains dans la salle ont eu droit à un aparté mené de main de maître par Jean-Jacques SEBA qui a tôt fait de bouger les « loketo » des autres et surtout les siennes.

IMG_4705Le grand Roger-Marie Eugène, aliais Shoubou, de Tabou Combo est aussi apparu sur scène en fin de soirée pour le plus grand plaisir des quelques centaines d’Haïtiens dans la salle. Tabou Combo a été à l’un des groupes à l’origine de la vague Zouk des années 80.

En 2014, ceux qu’on surnomme « les ambassadeurs du Kompa » depuis la fin des années 60 ont eu l’honneur et le plaisir de jouer sur la scène Loto-Québec du Quartier des spectacles devant des milliers de spectateurs.

Forcément, la soirée ne pouvait pas finir sans que le titre Zouk la sé sèl médikaman nou ni, extrait de Yélélé (1984) ne soit joué. Considérer comme le premier tube international de Kassav, cette chanson est sans aucun doute la preuve que « le zouk est notre seul médicament », en tout cas l’instant d’une soirée, encore plus de raison lorsque c’est le Grand méchant Zouk.

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