FIFBM 2015: Sweet Mickey for President en ouverture

Sweet-Micky-for-PresidentRéalisé par Ben Patterson, le film Sweet Micky for President revient sur les tractations et les événements qui ont précédé l’arrivée à la présidence d’Haïti de Michel Martelly, alias Sweet Micky.

Dans le film de près de 1 h 30, le spectateur a l’impression d’être au cœur de la campagne présidentielle haïtienne qui a finalement couronnée, en mai 2011, le chanteur Sweet Mickey, qu’on surnommait président du kompa.

Après une introduction historique pas forcement au point et un tantinet caricatural, c’est avec le chanteur Pras, ex des Fugees que les cinéphiles reviendront sur cette campagne particulière.

On apprend dans le film que c’est l’artiste américain d’origine haïtienne, de son vrai nom Prakazrel Samuel Michel, qui a convaincu Michel Martelly de sauter dans l’arène politique.

C’est lors d’un voyage retour dans son pays d’origine que ce dernier a eu la conviction qu’il fallait une fois pour toutes en finir avec la corruption qui gangrène le pays de Toussaint Louveture..

Michel_Martelly_on_April_20,_2011La fin de mandat de l’ancien président Réné Preval, couplé au tragique tremblement de terre qui a secoué la perle des Antilles, a eu pour conséquence d’enflammer la situation politique déjà délicate du pays.

Pour de nombreux observateurs, dont Pras, il fallait absolument un changement de paradigme et un nouveau souffle politique. Malgré les nombreuses candidatures – 19 au total – dont celle de Jude Célestin ou de Mirlande Manigat, Sweet Mickey et son mouvement Tet Kalé vont réussir son pari, soutenu par une partie de la communauté internationale, notamment les É.-U..

Les premiers pas des deux compères Pras-Martelly dans les médias, l’arrivée (puis le départ) spectaculaire de Wyclef Jean de la campagne présidentielle, les relations acrimonieuses entre les deux artistes de Fugees ou le dérapage de Pras qui lui d’être écarté du cercle Martelly sont quelques-unes des scènes remarquables de ce film.

Wyclef-PrasDifficile toutefois de se faire une véritable idée des réelles raisons pour lesquelles Sweet Mickey a fait le saut.

En outre, certains spectateurs se poseront la question de savoir si le film est sur le président américain ou alors, sur l’implication de Pras dans la campagne.

D’autres déploreront l’impasse forcement assumée du réalisateur sur plusieurs aspects de la vie politique haïtienne tandis que les plus critiques regretteront certains raccourcis.

Dans l’ensemble, Sweet Mickey for President a le mérite de documenter cette histoire haïtienne et de montrer que malgré toutes les péripéties du passé, le futur de la perle des Antilles reste incertain et fragile.

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