Festival de jazz: Ala.Ni, la chanteuse intemporelle

_©DenisAlix_Ala.Ni-031 Le temps s’est comme arrêté, le 7 juillet, au Club Soda à l’occasion du spectacle de la chanteuse britannique Ala.Ni qui faisait escale pour la deuxième année consécutive au Festival international de jazz de Montréal. Touki Montréal y était.

L’année dernière, elle avait été l’un des coups de coeur de Touki Montréal lors de sa visite à L’Astral. Cette année, c’est au Club Soda que l’artiste londonienne a posé ses valises.

Comme il fallait s’y attendre, Ala.Ni a de nouveau envoûté le public montréalais en présentant des pièces de son premier album «You & I», qui reprend sa série de quatre mini-albums sortis l’année dernière à l’occasion de chaque saison, ainsi que quelques reprises le tout saupoudré d’un zeste d’improvisation.

_©DenisAlix_Ala.Ni-018Il est 18 h précises lorsque celle qu’on compare à Billie Holiday ou encore Judy Garland arrive sur scène vêtue d’une longue robe rouge et accompagnée d’un guitariste et d’une harpiste.

Même si elle peut paraître surfaite, cette comparaison avec ces deux grandes dames de la chanson n’est pas du tout exagérée.

Aucune fausse note

Ce qui frappe le plus lorsqu’on voit Ala.Ni à l’oeuvre, c’est la facilité déconcertante avec laquelle elle maîtrise à la perfection sa voix feutrée et entêtante. Aucune fausse note; tout sonne toujours juste lorsqu’elle chante.

Celle qui a débuté sa carrière en tant que choriste pour de grands noms comme Mary J. Blige, Damon Albarn et son groupe Blur, ou encore Andrea Bocelli, a tour à tour envoûté, ému et amusé son public. C’est sans grand effort qu’elle nous a transportés dans son univers intemporel.

_©DenisAlix_Ala.Ni-006Envoûtante, elle l’a été en interprétant des titres comme le planant «Cherry Blossom», le très blues et jazzy «Ol Fashioned Kiss» ou le très léger «Suddenly». «I live in the city of love and I make love», a-t-elle lancé de façon désinvolte et coquine avant d’entonner le très sensuel «Roses and Wine».

Tout au long des 90 minutes d’un spectacle épuré et sans fioriture, qui ont passé en un claquement de doigts, Ala.Ni a fait preuve d’une solidité vocale digne des plus grandes interprètes.

Très communicative, la longiligne artiste aux allures de cantatrice n’était pas du tout avare en interactions avec son auditoire. Elle a même réussi à le faire rire aux éclats à plusieurs occasions.

De l’improvisation et des reprises

Son interprétation de son morceau «Darkness At Noon» était sans aucun doute l’un des moments forts de la soirée. Sur cette pièce remplie d’émotions, la chanteuse est allée chercher des notes très aiguës.

Elle est même descendue de scène et s’est promenée dans le parterre puis dans la salle, surprenant le public, tout en chantant. Cette portion lui a valu une salve d’applaudissements.

_©DenisAlix_Ala.Ni-015Par la suite, elle s’est adonnée à un peu d’improvisation en chantant des messages écrits en français et en anglais par certains de ses admirateurs. Cela a créé quelques moments cocasses comme lorsqu’elle a lu le message écrit en français: «Pour une soirée torride à Montréal», alors qu’elle ne savait pas la signification du mot «torride».

Le tout s’est terminé avec une superbe interprétation du célèbre titre «Parlez-moi d’amour» d’Édith Piaf qui a été repris en choeur par le public.

Toujours souriante et naturelle, Ala.Ni sait comment charmer son public et il sera difficile d’oublier son excellente représentation au Club Soda de si tôt. On espère la revoir à Montréal l’année prochaine…

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Photos: Denis Alix, FIJM 2016

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