Selah Sue au Théâtre Corona: une artiste généreuse qui mélange les genres

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C’est un spectacle aux sonorités et horizons variés que l’auteure-compositrice-interprète belge Sanne Putseys dite Selah Sue a offert à son public lors de son passage au Théâtre Corona, le 14 septembre dernier, à Montréal.

La fluette chanteuse à la voix puissante est montée sur scène peu après 21 h, en toute sobriété, en lançant un «bonsoir Montréal!» devant un public en très grande forme qui n’a pas hésité à l’accueillir par une salve d’applaudissements.

En pièce d’ouverture, l’artiste de 27 ans, originaire de Louvain en Belgique, a choisi d’interpréter le magnifique «Always Home» seule avec sa guitare avant d’être rejointe de cinq musiciens (une choriste, une guitariste, un bassiste, un claviériste et un batteur). «Where do I go where the stars go blue», chantait-elle avec une pointe de mélancolie dans la voix.

« Magnifique… Montreal, je t’aime »

Par la suite, c’est d’une voix suave et bien posée que Selah Sue a chanté le morceau «Reason», accompagnée au piano par son claviériste. Son interprétation, très «brut de décoffrage», était particulièrement émouvante.

Un beau mélange des genres

Selah Sue ne craint aucunement le mélange des genres. Alors que son premier disque «Selah», sorti en 2011, oscillait entre reggae, groove et soul, l’artiste a élargi ses horizons dans son deuxième effort «Reason», paru en 2015, en intégrant des sonorités électro et trip-hop à sa musique.

Après les pièces acoustiques du début du spectacle, l’artiste a navigué d’un style à l’autre avec une facilité déconcertante. Ambiance électro/trip-hop sur les morceaux «Daddy», «Falling Out», plus jazzy et soul sur «This World» et «Black Part Love», en allant sur de la fusion tirant sur le rock avec «Right where I Want You» à la fin du spectacle…

C’est sans oublier le côté RnB/hip-hop avec sa reprise de «Lost One» de Lauryn Hill et les sonorités reggae qui ont fait sa renommée grâce à «I Won’t Go For More» et «Raggamuffin», la chanson qui a lancé sa carrière. Ni sa très belle reprise de «I love you Porgy» de Billie Holiday, qui nous a donné quelques frissons.

Un spectacle fort réussi, en somme.

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