Un deuxième opus pour Pierre Kwenders: Makanda at the End of Space, the Beginning of time.

Pierre Kwenders-2ealbumAprès les chansons Mardi gras et Popolipo qu’il a présenté partout au pays et même en France, Pierre Kwenders (de son vrai nom José-Louis Modabi) revient en force avec son deuxième album, inspiré comme toujours par ses racines congolaises: Makanda at the End of Space, the Beginning of time.

Héritier des Pepe Kalle, Papa Wemba, Tabu Ley Rochereau, Koffi Olomide et dans une moindre mesure des contemporains comme Staff Benda Bilili, Konono N°1 et Kasai Allstars, le Montréalais ne cesse de se frayer un chemin et tranquillement une place dans l’univers de ceux qui n’ont pas peur de créer et de faire bouger les lignes.

Son album est comme lui: toujours souriant et positif. Kwenders aime le « Makanda », (force en tshiluba, sa langue maternelle).

Son Makanda, c’est d’être un chantre d’une certaine fusion. Il mélange avenir et passé, futur et présent, modernité et tradition, rumba et électro, Montréal et Kinshasa. Avec comme seul devise, l’article 15 de la débrouille comme on dit à Kin, la belle.

Sauf que Pierre Kwenders est un bosseur. Depuis son passage aux Francofolies de Montréal, il y a quelques années, ou il a présenté son Mardi gras avec ses potes de Radio-Radio, il n’a pas arrêter d’égrener les scènes. Et les collaborations.

Pierre-Kwenders-Jazz-2017-7Hier il jouait avec  Nom de Plume a.k.a Arthur Comeau a.k.a. Zander McQuigan puis avec Ngabo (dans le projet Abacos), aujourd’hui, c’est entouré de Tanyaradzwa, Kae Sun, et Busty and the Bass qu’ils chantent.

Dans son plus récent opus composé de 11 titres, il ouvre avec l’énigmatique Intéressé Morning aux allures d’afrobeat et ferme avec la très pop WTFU. On retiendra l’invitante Sexus Plexus Nexus, exhumé en quelques sortes des années 90.

L’instrumentation est aussi riche que le nombre de langues choisies (lingala, français, anglais, shona) comme toujours par le Montréalais pour faire voyager ses condisciples. C’était déjà le cas dans Le Dernier Empereur Bantou, son premier opus.

Pierre Kwenders- Le dernier empereur bantou« J’ai voulu avoir une certaine sensualité dans mes textes et dans ma façon de chanter. C’est un album sur lequel je chante beaucoup l’amour. J’ai voulu le dédier aux femmes en particulier, a confié l’artiste.

Pour rappel, il a été nommé sur la longue liste du prix Polaris en 2015, aux prix JUNO 2015 pour l’Album de musique de monde de l’année ainsi qu’au Gala de L’ADISQ 2015 dans la catégorie Album de musique du monde de l’année. Son titre Mardi Gras a remporté le prix du Vidéoclip de l’année au Gala de l’ADISQ la même année.

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