Test du téléphone BlackBerry KEYone

Quand on a été un fan de BlackBerry (Bold 9000 et 9900) comme votre serviteur, revivre l’expérience avec le KEYone après avoir dû faire le choix de Samsung ou de l’iPhone est une épreuve assez difficile où on est obligé de se poser la question suivante: Et s’il était sorti au bon moment ?

C’est en tout cas le sentiment qui se dégage à l’essai de ce téléphone réussi de la compagnie de Waterloo, au Canada.

Pour rappel, l’appareil BlackBerry a déjà été le téléphone intelligent le plus en vogue, avec près de 40 % des parts de marché aux États-Unis. La concurrence rude du iPhone d’Apple et des appareils tournant sous le système d’exploitation Android (7.1 Nougat) de Google a presque eu raison du groupe, basé en Ontario.

Depuis, le modèle d’affaires de l’ancien Research In Motion a évolué. Avec son BlackBerry KEYone, la compagnie réussit somme toute à convaincre l’utilisateur avec des fonctionnalités qui ont rendu les BlackBerry aussi uniques.

Techniquement, l’appareil (149,3 x 72,5 x 9,4 mm) est doté d’un écran tactile de 4,5 pouces fabriqué pour résister aux rayures.

Fonctionnant sous Android, il offre donc le savoir-faire développé par Google ainsi que l’expérience BlackBerry, qui a fait sa renommée: surveillance et protection de sécurité. On jubile notamment devant la fonction Privacy Shade qui cache 90 % de votre écran à des potentiels voisins un peu trop curieux.

Le téléphone a une puce Qualcomm Snapdragon 625, dotée de 8 cœurs ARM Cortex-A53 cadencés à 2 GHz pour 3 Go de RAM et 32 Go de mémoire interne extensible par carte microSD.

Les aficionados de l’ex-Research in Motion retrouveront avec plaisir un clavier, quoiqu’il faudra se réadapter, qui dispose en outre d’un capteur d’empreinte digitale intégrée situé dans la barre d’espace. Bien trop pratique !

Les raccourcis aussi que l’utilisateur peut configurer (près d’une cinquantaine possible) donnent à chaque touche de lettre un accès aux applications favorites et aux contacts importants.

Le BlackBerry Hub, qui regroupe tous les messages, textos et appels, reste aussi un incontournable qu’on apprécie énormément tout comme l’intégration parfaite de l’agenda avec le reste des applications qui convient aux professionnels.

Par ailleurs, les performances de la batterie sont à souligner, avec une durée de vie allant jusqu’à 26 heures, selon la compagnie de Waterloo.

L’épaisseur (9,4 mm) et le poids (180 g) de l’appareil restent sans doute à améliorer. Cependant, la camera du téléphone (12MP et 8MP) fait le boulot avec son capteur Sony IMX378, comme sur le Google Pixel, notamment. 

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