Boubacar Traoré est de retour avec Dounia Tabolo

Carly Viator / Lusafrica

Kar Kar n’est toujours pas prêt à tirer sa révérence. Pour son dernier projet, Dounia Tabolo, le Malien s’est entouré de musiciens du Sud des Etats-Unis qu’il avait précédemment croisés lors de ses tournées pour requinquer admirablement le pont entre Bamako et le Mississippi.

Composé de dix titres, l’opus du tonton, 75 printemps passés, est d’abord et avant tout un flash back entre passé et présent, pour ne pas dire futur.

Carly Viator / Lusafrica

Au lendemain des indépendances, Boubacar Traore faisait déjà danser les populations d’Afrique de l’Ouest. Certes, il a troqué depuis le temps son Mali twist pour le blues du désert. Si l’ambiance est différente, l’art de bien faire n’a toutefois pas été altéré.

Au contraire, comme le vin, il s’est même amélioré. C’est le cas du titre Kanou.

Deux ans après son projet Mbalimou avec Ballaké Sissoko et Oumar Barou Kouyate, Kar Kar revient comme toujours une nouvelle collaboration.

Cette fois, il s’est entouré de Cedric Watson au violon et au washboard, Corey Harris à la guitare (rencontrés au Canada, il y a plus d’une décennie) ainsi que la violoncelliste et chanteuse Leyla McCalla.

« L’idée de Boubacar était de changer les couleurs de ses chansons tout en gardant leur cachet original. »

Natif de la ville de Kayes en 1942, Boubacar Traoré surnommé Kar Kar (celui qui sait dribbler) pour ses talents en soccer aime beaucoup son pays.

Mais pour ce dernier opus, il est allé à Lafayette, en Louisiane, enregistrer ce qui est maintenant le troisième album avec l’étiquette Lusafrica.

L’opus qui comprend des titres comme Je chanterai pour toi, Narena, Dis lui que je l’aime comme mon pays ou encore Yafa Ma s’écoute plusieurs fois avant que la chimie ne prenne si on est très rationnel ou alors, et surtout, d’une bonne traite, à côtés du feu (et de ceux qui comptent), loin du monde et de ses problèmes insurmontables.

« Entre blues et folk, musiques cajun et zydeco, ses nouveaux compagnons de route apportent une touche de folie et de swing pour Cedric Watson, la profondeur du blues pour Corey Harris et une élégance discrète pour Leyla McCalla ».

Le Malien pourrait de nouveau passer par le Canada, l’année prochaine si les astres s’alignent comme il faut. Espérons-le!

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