« O La Si », le EP de la talentueuse Carine au Micro

La Montréalaise Carine au Micro a sorti récemment son EP O La Si, lancé pendant le Mois de l’Histoire des Noirs. Touki Montréal s’est laissé séduire par ce tout premier projet et forcement, par la voix radieuse de la Béninoise d’origine.

De son vrai nom Carine Agboton, la chanteuse débarque dans la Belle Province pour poursuivre ses études. Il faudra un peu plus d’une douzaine d’années pour que Carine, véritablement au micro, se lance dans le grain bain avec ce tout premier mini-album, qui transpire l’amour.

Et pourtant, elle n’a pas chômé pendant ce temps. Des collaborations à tous types de projets, elle en a fait: Du groupe Imani Gospel Singers à son prix Coup de cœur, lors de la Vitrine des musiques locales et métissées, en 2015; de sa participation à la comédie musicale Mahalia Jackson au Centre Segal à son spectacle avec Yao en février dernier, Carine n’hésite jamais à mettre sa voix au service des autres.

Pour elle-même, elle a choisi de laisser parler son cœur. O La Si, «Tu vas grandir» en langue mina (parlée notamment au Bénin et au Togo), aurait sans doute pu s’appliquer en 2004 à Carine quand elle s’installe sur les berges de Fleuve Saint-Laurent ou encore en 1998 quand elle commence la musique alors qu’elle vit en Hexagone.

Musicalement parlant, Carine fait indéniablement penser à la grande sœur Angélique Kidjo qui a porté les sons du Dahomey et du Bénin aux quatre coins du monde. Il y a aussi un peu de Miriam Makeba que les deux précédentes chanteuses affectionnent beaucoup. Ici s’arrête le jeu des comparaisons.

Le mini album s’ouvre sur To Le Tame Nam et se referme sur Eno Yen, chanson qu’elle dédie à sa mère et dans laquelle elle dit ceci:  »Si je pouvais, je t’élèverai au plus haut parce que merci ne suffit pas pour tout ce que tu as fait pour moi ».

Il est aussi question de ces rencontres qu’on aurait sans doute pu oublier avec Adje Dada et bien d’autres choses à découvrir dans ce projet qui mêle à la fois gospel, jazz, un peu d’Afrique, un peu d’Europe et forcement, un peu d’ici.

À consommer sans modération d’ici à ce qu’un véritable album se retrouve dans les bacs.

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