Francos 2018: Amadou et Mariam assurent et se confient

Le duo aveugle le plus connu du Mali et Monde, Amadou et Mariam, a retrouvé une nouvelle fois le public et leurs fans de la métropole, cette fois pour les 30 ans des Francos de Montréal. Ils avaient promis que la « fête sera belle ». Ils n’ont pas déçu les Montréalais.

Un an après avoir ouvert le Festival Nuits d’Afrique et cinq ans après avoir clôturé le Festival international de Jazz de Montréal, Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia ont fait communion avec les Montréalais, mais dans une scène toutefois moins appropriée pour cette visite.

Parce qu’extrêmement populaire, le public avait répondu en masse à l’invitation des programmateurs de ce festival et il fallait être prévoyant pour admirer de visu les tenus des Maliens.

N’empêche, sur place, c’était comme « un dimanche, à Bamako », jour de mariage sur la scène Loto-Québec.

Les Maliens ont aussi et surtout proposé plusieurs chansons extraites de leur dernier album La confusion, sorti l’an dernier. On a ainsi eu droit à l’entraînante Bofou Safou ou encore à la chanson C’est chaud, entre deux «Ca va bien ?» lancé par Amadou ou Mariam.

Quelques heures avant son spectacle, Amadou et Mariam se sont confiés au micro de Touki Montréal. Bofou Safou World Tour.

Entrevue réalisée par Émilie Saker

Votre dernier s’appelle La confusion. Pourquoi ?  Et comment a été accueilli ce dernier opus

Amadou: Partant des réalités du moment, au Mali au dans le monde, on s’est trouvé dans un brouhaha. On ne savait pas se donner la tête. Les choses bougeaient tant qu’on ne savait plus où donner la tête. C’est ça la confusion.

Mariam: Il a été bien accueilli. Beaucoup de gens l’écoutent. On a des félicitations, notamment sur comment on chante.

Quel est votre message à la jeunesse malienne

Mariam : Notre message, c’est de prendre le courage et de se donner la main pour que le Mali puisse aller de l’avant.

Amadou : Dans le titre Bofou Safou, le message qu’on voulait véhiculer et il est surtout adressé à la jeunesse, c’est de laisser les traces, donc de travailler et de s’affirmer à tous les niveaux. L’essentiel du message, c’est qu’il ne faut pas rester les bras croisés.

Comment vous sentez-vous à Montréal

Mariam : Montréal nous plaît beaucoup. L’accueil est très chaleureux. Les gens sont gentils et accueillants. On se sent très bien ici.

Amadou : Ici on a l’impression que c’est notre seconde ville ou notre second pays parce que chaque fois qu’on vient à Montréal, on dirait qu’on est chez nous.

Montréal, c’est réellement notre deuxième ville.

Le plus souvenir que vous gardez du Québec ?

Amadou: Il y a le spectacle de clôture du Festival de jazz, il y a quelques années. Il y avait au moins 30 000 personnes et malgré la pluie, personne n’a bougé. On a joué jusqu’à la fin. On a eu aussi beaucoup de prix ici, comme le prix Miroir (Festival d’été de Québec, 2006); le prix Antonio-Carlos-Jobim (Festival de jazz de Montréal, 2013). On est venu ici beaucoup de fois.

Quelle place donnez-vous au français dans votre vie, dans votre projet ?

Amadou : Le français est important puisque c’est la langue officielle au Mali. La langue nationale, c’est le bambara, donc nous chantons en bambara, mais il y a beaucoup de mots (dans nos textes) en français […] Nous parlons français pour que le message soit partagé partout.

Quels sont vos projets à venir

Amadou: Nous avons fait l’album La confusion. On fait actuellement cette tournée (Bofou Safou World Tour). On est en train de préparer un autre album, qui est en gestation.

Après, on est aussi beaucoup dans les projets humanitaires. On a des projets pour aider à la lutte contre la drépanocytose.  On est aussi ambassadeur pour la vue dans le monde et pour le Programme d’Alimentation Mondial (PAM).

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