IAM au Théâtre Granada: Sherbrooke chaud comme Marseille

Les bad boys de Marseille maintenant quinquagénaires du groupe IAM ont mis le feu au théâtre Granada de Sherbrooke à l’occasion de leur passage au festival Sherblues & Folk, mercredi soir.

Akhenaton et sa bande sont apparus sur les planches du Théâtre Granada peu avant 21h, alors que le public semblait très impatient de les voir (une bonne partie de l’auditoire scandait même le nom du groupe bien fort avant l’entrée fracassante des célèbres trublions marseillais sur scène).
Vêtus de façon décontractée en t-shirts noirs, jeans et baskets, les pionniers du rap français ont débuté le spectacle en entonnant «L’école du micro d’argent», morceau qui porte le même titre que leur troisième album sorti en 1997 et vendu à plus de 1,6 million d’exemplaires à ce jour. Un disque touffu et gargantuesque qui est devenu un véritable classique du rap français.

C’est d’ailleurs à l’occasion des vingt ans de la sortie de ce disque mémorable que le célèbre groupe marseillais a entamé une grosse tournée l’année dernière, se produisant dans des arénas à guichets fermés dans toute la France.

Du très funky «Je danse le Mia», premier gros succès du groupe sorti en 1994, aux plus sérieux «Petit Frère» et «Nés sous la même étoile», le public sherbrookois, exigeant et connaisseur, ne s’est pas fait prier pour reprendre en choeur ces titres emblématiques du groupe marseillais. Plus de deux décennies après leur sortie, on peut dire que ces chansons n’ont pas pris une seule ride.

Le spectacle s’est terminé avec le titre «Demain, c’est loin», un morceau très dur qui traite de pauvreté et de jeunes qui partent à la dérive. Des problématiques toujours d’actualité, à Marseille comme ailleurs, qui prouvent que les textes du groupe trouvent toujours leur résonance dans la société actuelle.

Tout au long de la représentation, les mains se levaient, les corps bougeaient, les bouches scandaient les couplets les plus célèbres d’IAM. Autant sur scène que dans l’auditoire, les visages étaient radieux, lumineux. « Sherbrooke, on revient quand vous voulez! », s’est écrié Akhenaton à plusieurs reprises lors d’un concert très généreux qui aura duré près de deux heures.

L’auditoire a aimé. Beaucoup aimé. Et nous aussi d’ailleurs. On les attend de nouveau à Sherbrooke. Et c’est quand ils veulent.

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