La sensation Kamasi Washington enflamme Montréal au festival de jazz

Deux ans après avoir bluffé déjà le Métropolis, la nouvelle sensation du jazz Kamasi Washington a récidivé dans la même salle. Bien qu’elle ait changé de nom entre-temps, lui est resté pareil, dans la galaxie des virtuoses contemporains. Touki Montréal n’allait pas rater cette occasion.

Comme certains des plus grands savent le faire, Kamasi Washington n’a pas attendu une seconde de plus pour faire monter la sauce. Dès la première pièce, Street Fighter Mas, le natif de Los Angeles a délibérément choisi de mettre la barre très haute. Non sans saluer le public montréalais, au rendez-vous, comme toujours. Il était à peine 21 h 45 que le public était conquis. D’autant que ce dernier avait rapporté dans ses bagages un nouvel opus, Heaven Earth.

« My name is Kamasi Washington »

Avant de faire son entrée triomphale dans un MTelus au parterre bouillant, Kamasi a été précédé du quartet montréalais Anomalie, qui a su avec brio, disons-le, saisir sa chance. C’était anormalement (…) réussi.

Saxophone à portée, entourée de ses extraordinaires musiciens, Kamasi a fait parler le talent en restant simplement lui. Le grand gaillard était tout de jaune vêtu, tignasse fièrement dressée et toujours armé de ses bijoux.

Auteur d’un album que tout le monde devrait, à tout le moins, entendre, l’artiste fait sa tournée mondiale en présentant ses pièces qu’il a divinement composées. Ici, il laisse la place à son tromboniste Ryan Porter. Là, il s’efface pour son contrebassiste Miles Mosley. Il est comme ça le Washington.

Un peu comme un certain James Brown, Kamasi jouait avec deux percussionnistes, Robert Miller et Tony Austin. La soirée n’était donc pas moins funky. Et la chanteuse Patrice Quinn a su mettre son grain de sel dans cette histoire.

Tout comme Brandon Coleman qui alternait le chant et le piano numérique. Kamasi était aussi avec un autre Washington, Ricky, tout aussi au saxophone, mais également à la flûte.

Faut-il le dire qu’il n’a pas raté l’occasion de dire ce qu’il pense de Montréal ? Non. S’il fallait retenir un seul truc, c’est sa disponibilité à la fin de sa prestation, mais aussi sa volonté d’être dans le débat de société.

Il a milité pour qu’on «célèbre la beauté du monde», pour qu’on en fasse «un endroit merveilleux ». Il s’est porté à la défense de la diversité. «Il faut célébrer cette diversité et non la tolérer». Que dire de plus ?

Lorsque Touki Montréal lui a demandé à la fin de la fin de la fin de dire un mot sur l’Afrique, il ne s’est pas gêné. « Je t’aime », a-t-il savamment glissé.

Kamasi, Touki Montréal t’aime aussi. Très fort.

 

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