Nomadic Massive au Festival de jazz de Montréal

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À deux reprises, plus tôt qu’une et avec une envie débordante, le groupe montréalais Nomadic Massive s’est régalé sur la grande et prestigieuse scène TD du Festival international de jazz de Montréal. Le public, lui, n’a pas boudé son plaisir.

Devant son public qu’il voyait avant de prendre l’avion pour une tournée en Europe, le groupe qui roule sa bosse depuis 14 ans a fait montre du talent qui leur permet justement d’arpenter les scènes, ici et là.

Dès le début du set, la section cuivre s’est de suite mise à contribution et pendant une heure, à chaque fois, ils ont su brillamment soutenir les autres dans la présentation des succès (Sad but true) tout comme de nouvelles pièces.

Nomadic Massive a rappelé à ceux qui s’en souvenaient qu’ils ont joué la première fois au festival, il y a onze ans, et ont profité de l’occasion pour remercier le Festival pour les différentes programmations.

« Big up au festival de jazz pour cette opportunité », ont-ils scandé.

Ensemble, ils ont esquivé quelques pas de danse sur le très Doo Wop (That Thing) de Lauryn Hill, ont alterné entre l’anglais et le Français, dans les prises de paroles, les remerciements comme dans les chansons.

Au programme de la soirée, funk, afrobeat, hip-hop, reggae, mais aussi un peu de militantisme. L’ensemble représente clairement et dignement ce qui fait la force et le rayonnement de Montréal. Une ville plurielle, bilingue, fière de ses origines, de ses réalités et qui l’assume sans aucune gêne. Ils viennent d’ici, d’ailleurs, bref d’ici: Montréal, Port-au-Prince, Santiago de Chile, Alger, Buenos Aires, Paris, Kingstown

« Nous nous sentons excessivement gratifiés », a lancé à la foule la rappeuse Meryem Saci, au flow toujours aussi insatiable.

Outre Meryem Saci aka Meduza, citons aussi dans les membres Nantali Indongo, aka I am Black Girl, Lou Piensa, Waahli aka Wyzah, Ali Sepu, Butta beats, entre autres.

Sur la scène, les membres de Nomadic Massive n’ont pas raté l’occasion de dire ce qu’ils pensent de la triste (en tout point) saga SLav. Surtout, ils ont voulu lancer un appel à la tolérance, à la patience ainsi qu’au dialogue.

« On ne demande pas la perfection. Faisons mieux », ont-ils souligné.

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