Osheaga : cinq artistes qu’il ne fallait pas rater

Malgré la chaleur accablante qui a sévi sur Montréal en fin de semaine dernière, les festivaliers ont répondu présents pour la 13e édition du festival Osheaga qui s’est déroulée du vendredi 3 août  au dimanche 5 août derniers sur l’île Notre-Dame. Touki Montréal y était et voici ses plus gros coups de coeur.

Photo: Pierre Bourgault

Kali Uchis

L’artiste colombiano-américaine a réuni bon nombre de ses admirateurs et admiratrices pour une prestation de haut calibre samedi, en fin d’après-midi, sur la scène de la Vallée.

Alors qu’il faisait déjà très chaud sur le l’île Notre-Dame, l’auteure-compositrice-interprète de 25 ans a réussi à faire grimper le thermomètre de quelques degrés supplémentaires. Poses suggestives, rythmiques langoureuses, la nouvelle étoile montante du RnB à saveur old school (saupoudré d’une touche de soul et parfois d’accents reggaeton) a envoûté le public de sa voix suave et de ses petits déhanchés sensuels.

Une prestation qui était à la hauteur de nos attentes plutôt élevées, quelques mois après la sortie de son excellent premier album studio Isolation. Album qui fait clairement partie de nos gros coups de coeur de la première moitié de 2018. En bref, on a beaucoup aimé. Le public aussi d’ailleurs.

Quelques chansons incontournables de Kali Uchis : After the Storm (avec Tyler, The Creator, Bootsy Collins), Tyrant (duo avec Jorja Smith), Nuestro Planeta (duo avec Reykon), Loner, Get You (collaboration avec Daniel Caesar)…

Photo: P. Beaudry

Khalid

En l’espace de deux ans, ce jeune homme de 20 ans originaire d’El Paso est passé du statut d’illustre inconnu au rang d’idole incontestée de toute une nouvelle génération de mélomanes. Tout a commencé avec son premier titre Location qui a fait le buzz grâce à un petit coup de pouce de Kylie Jenner sur Snapchat.

L’aventure aurait pu s’arrêter là. Mais c’était sans compter le talent de ce jeune auteur-compositeur-interprète. Son premier album American Teen, sorti l’année dernière, a été acclamé par la critique et a même décroché une nomination aux Grammys dans la catégorie meilleur album urbain (American Teen était sans aucun doute l’un de nos gros coups de coeur de 2017).

Photo: P. Beaudry

Samedi dernier, le public d’Osheaga se bousculait pour assister au spectacle de Khalid sur la Scène de la Rivière. Souriant et un brin charmeur, l’artiste afro-américain a donné une prestation solide, entouré d’un groupe de danseuses. Le public était conquis.

Avec Khalid tout a l’air si simple. Sa voix de velours ne semble pas lui demander beaucoup d’efforts. Ses petits pas de danse ne donnent pas l’impression d’être chorégraphiés. Il a l’air d’être toujours de bonne humeur. Comment ne pas tomber sous son charme? C’est sans compter ses titres d’une efficacité redoutable : le très groovy Location, les très entraînants Young, Dumb & Broke et 8TEEN, le langoureux Love, Lies… Khalid, on t’aime! (c’est du moins ce que de nombreuses groupies hurlaient scandaient dans le public…)

Quelques chansons incontournables de Khalid : Location, Young, Dumb & Broke, Love, Lies, Saved… (En fait, tous les titres de son album American Teen…)

Photo: P. Beaudry

Anderson .Paak & The Free Nationals

Après avoir clôturé de façon magistrale le Festival International de Jazz de Montréal l’an passé, on attendait Anderson .Paak et son groupe The Free Nationals de pied ferme à Osheaga cette année. Et dès les premières minutes de leur représentation de samedi, en début de soirée sur la Scène de la Montagne, on savait que le chanteur-rappeur-batteur-producteur au talent immense allait casser la baraque encore une fois.

Sur scène, l’hyperactif Anderson .Paak saute dans tous les sens. Il chante, il rappe, il joue de la batterie. Son talent est indéniable. Son flow, imparable. Impossible de ne pas bouger, danser ou sauter dès lors que l’artiste américain tient le micro. Dans sa musique, il y a de la soul, du funk, du hip-hop, du RnB, des accents reggae, un soupçon d’électro… Impossible de définir de façon précise le style d’Anderson .Paak et de ses musiciens. Mais au fond, est-ce que ça a réellement de l’importance? Tout ce qui compte, c’est qu’on a passé un super bon moment. Certainement l’un des meilleurs de tout le festival.

Quelques titres incontournables de Anderson .Paak : Come Down, Am I Wrong, The Bird, Heart Don’t Stand a Chance, Bloody Waters (bande originale de Black Panther collaboration avec Ab-Soul et James Bay), GLOWED UP (collaboration avec Kaytranada)…

Photo: Tim Snow, evenko

Tyler, The Creator

Samedi soir, la fosse de la Scène Verte (qui a d’ailleurs accueilli la plupart des concerts de hip-hop du festival) semblait bien trop petite pour contenir la foule monstre qui s’était déplacée pour voir Tyler, The Creator, l’un des membres fondateurs du célèbre collectif Odd Future.

Vêtu d’un short de plage rouge et d’un simple t-shirt blanc, une casquette blanche vissée sur la tête sur laquelle on pouvait lire «problem child» (enfant à problème, en français), Tyler a été accueilli en véritable rockstar. Le rappeur a su se montrer à la hauteur de ce chaleureux accueil.

Pendant une heure (qui a passé bien trop vite) l’enfant terrible du rap américain a enchaîné les titres de son univers très singulier. D’ailleurs, une bonne partie des morceaux interprétés étaient issus de son album Flower Boy, un véritable petit bijou qui s’est classé parmi de nombreuses (et prestigieuses) listes des meilleurs albums de l’année 2017.

L’ambiance était électrique. Du début à la fin, les gens du public sautaient dans tous les sens (des mosh pits se sont même formés à plusieurs reprises en avant de la scène), ils chantaient en choeur les refrains de certains titres comme ceux de See You Again, Who Dat Boy ou Boredom… C’était assurément un concert à ne pas rater.

Quelques chansons incontournables de Tyler, The Creator : See You Again (duo avec Kali Uchis), 911/Mr. Lonely (avec Frank Ocean, Steve Lacy), Who Dat Boy (duo avec A$AP Rocky), Where This Flower Blooms (duo avec Frank Ocean), Boredom (avec Rex Orange County, Anna Of The North)…

Trombone Shorty & Orleans Avenue

Photo: P. Beaudry

Dimanche après-midi, sur le site d’Osheaga, le soleil tapait fort. Très fort. Malgré un thermomètre qui dépassait les 40°C avec le facteur humidex, de nombreux festivaliers n’ont pas hésité à venir faire la fête avec Trombone Shorty et sa bande. Et le trompettiste-tromboniste de 32 ans originaire de la Nouvelle-Orléans n’a pas déçu. Énergique, généreux et surtout, très talentueux, Troy Andrews en a mis plein la vue avec la précieuse aide de ses musiciens et choristes.

Dans le parterre, l’ambiance était bon enfant. Nombreux étaient celles et ceux qui se déhanchaient aux rythmes des cuivres endiablés de Trombone Shorty. La foule n’étant pas aussi compacte que lors des prestations d’artistes plus connus, les festivaliers avaient de l’espace pour se défouler. De beaux sourires se dessinaient sur les visages. Certains suaient à grosses gouttes, mais qu’importe, ils avaient du plaisir. Beaucoup de plaisir. Et nous aussi, on a eu du fun. Beaucoup. Alors, si le nom de Trombone Shorty vous est inconnu, vous savez ce qu’il vous reste à faire…

Quelques titres incontournables de Trombone Shorty : Hurricane Season, Here Come The Girls, Buckjump, Long Weekend

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