L’envers des nuages de Richaud et Ortiz chez Glenat

Publié chez Éditions Glenat, la BD coup de poing L’envers des nuages revient dans l’univers de l’utilisation d’enfants dans une guerre civile et du contexte toujours très difficile dans lequel œuvrent les humanitaires.

«Fiction inspirée de faits réels et publiée avec le soutien du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), cette bande dessinée poignante nous plonge dans la réalité d’un conflit meurtrier.»

Scénarisée par Frédéric Richaud avec les dessins de Rafael Ortiz, L’envers des nuages raconte deux histoires parallèles qui vont s’entrecroiser, et ce, sur fond de guerre.

D’abord celle de Samy, 12 ans, enfant soldat en apprentissage qui finalement devant une future victime n’aura pas le courage d’utiliser la machette qui lui sert d’arme. Sur son chandail, l’inscription «Just do it» est juste surréaliste.

Il y a aussi Florence Akerman, photoreporter pour la Tribune de Genève. Elle arrive sur le continent pour la première fois avec le mandat d’illustrer et de documenter le quotidien d’un camp de réfugiés de 70 000 personnes. Elle se retrouve donc sous la responsabilité du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Le momentum n’est pas le bon puisque les exactions des rebelles se sont accrues.

L’envers des nuages a été publié dans la collection Grafica de Glenat. Les coups de crayon du dessinateur et caricaturiste argentin Rafael Ortiz sont saisissantes. En veux pour preuve la une de l’ouvrage qui a elle seule décrit tout. L’illustrateur réussit bien à montrer le triste désarroi de ce garçon qui tente tant bien que mal de se souvenir de cette phrase de sa mère : « Il faut toujours faire du bien à qui te fait mal… »

Si le phénomène de l’utilisation des enfants-soldats dans les conflits est bien connue et documentée depuis des décennies, la lecture de la BD n’en sera pas moins difficile. C’est le cas notamment des scènes de violence comme le massacre du village qui entraînera la fatidique rencontre entre les deux protagonistes. Le nom du pays n’est pas révélé, mais les exemples sont légions sur le continent.

Certains lecteurs regretteront sans doute la longueur de l’album de 56 pages (trop courte!). D’autres apprécieront l’aspect éducatif du propos. Ainsi, outre l’histoire racontée par Frédéric Richaud, on retrouve également à la fin de l’ouvrage un dossier bien étoffé avec des informations sur le CICR, le droit international et la question des enfants-soldats dans le monde. Selon le CICR, environ 27 millions d’enfants ne vont pas à l’école parce que leur pays est en guerre.

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