On n’oublie jamais rien de Marie-Josée Gicali

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Si les histoires des survivants du génocide du Rwanda ne cesseront d’être publiées, elles n’en sont pas moins touchantes et rappellent au lecteur à quel point il suffit de pas grand chose pour que l’Homme perde son humanité. Avec On n’oublie jamais rien, l’auteure Marie-Josée Gicali raconte sa résilience inébranlable.

Cette histoire, comme tant d’autres, témoigne de la force de caractère de ces gens qui ont presque tout perdu, mais ne cessent de garder espoir, coups dur après coup dur.

Avec son cœur, celle qui s’appelait Umurutasate (la plus belle de toutes) égrène ses souvenirs et on devine la réalisation pénible et laborieuse.

Pour autant, il faut le dire, le jeu en valait la chandelle.

Marie-Josée Gicali est docteure en sciences de l’éducation à l’UQÀM et s’intéresse à l’éducation pour la paix auprès des jeunes.

Elle prend le soin de placer le Rwanda dans le contexte géopolitique et ainsi de préparer les lecteurs avant d’entrer de fond dans ce triste génocide dont plusieurs des exactions resteront à jamais enfouis dans le subconscient de tant de survivants de l’autre camp.

C’est notamment le cas de cet ancien voisin qui porte une chemise du père de l’auteure et qui dément vigoureusement toute participation à l’inexcusable.

« J’ai tout de suite compris une chose: il avait le sang des miens sur ses mains. Il était parmi ceux qui nous avaient attaqué à, j’en avais la certitude, mais comme il n’y avait pas de preuve, il n’a jamais été inculpé. »

Elle met aussi en évidence la des casques bleus, largement déplore dans le passé, notamment par le colonel, ainsi que l’action inexplicable de l’armée française, source de froid entre le Rwanda et la France depuis deux décennies.

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