Retour sur la dernière édition d’Osheaga 2019

Plus de 130 000 festivaliers ont pu s’en donner à coeur joie pendant les trois jours de l’édition 2019 du festival Osheaga, avec un tout nouveau site (parc Jean Drapeau), plus grand, plus animé et encore plus musical. Pour vous faire revivre de l’intérieur, l’un des événements musicaux de l’année, retour sur des artistes que Touki Montréal a suivi lors de cette chaude fin de semaine montréalaise…

Childish Gambino, alias Donald Glover, a été le concert le plus suivi de cette édition. Tant attendu par une foule impatiente et chauffée par Tame Impala, l’interprète de Simba dans le Roi Lion et aussi acteur et réalisateur, a réussi à surprendre son auditoire pour son entrée. Il était debout, torse nu et pantalon blanc, sur une plateforme s’élevant au milieu du parterre.

C’est toute une performance qu’a offerte l’Américain. Il a séduit, dansé, couru et surtout il chante quand même terriblement bien. Que ce soit du hip-hop, de la soul, du jazz ou funk, il sait tout faire. Childish a même surpris le public avec un titre inédit Human Sacrifice, tiré de son prochain album.

Il y a eu un petit moment sympathique lorsqu’il a demandé au public, dès le début, de ne pas utiliser leurs cellulaires pendant son concert. En revanche, il n’a pas hésité à faire plusieurs selfies, et ce, dès sa deuxième chanson.

Évidemment, il a interprété This is America, titre tant attendu par la majorité de l’assistance. Un feu d’artifice a été lancé lors de son interprétation de Boogieman. Plusieurs de ses succès, dont Redbone, , ont garni un répertoire riche et éclectique. Cet homme est une pile électrique, un vrai artiste de scène qui a communié avec un public pour clore de la meilleure des façons cette édition d’Osheaga. 

Janelle Monàe est véritablement la reine des changements de robes. Pendant plus d’une heure de présence, elle n’a cessé d’alterner dans ses habits, pour presque chaque chanson interprétée, sur la scène de la Montagne. Le plus réussi étant certainement celui de sa chanson Pynk, un hommage aux femmes et surtout… à leurs vagins!

Habillée avec de longs pantalons représentant une vulve, Janelle a fait effet. Surtout de par la qualité de ses tenues. Sur certaines chansons, le doute était permis, non par la qualité intrinsèque de sa voix, mais plus sur un petit coup de pouce technique pour amplifier sa voix par moments.

Courtoisie: Pat Beaudry, Osheaga 2019

Le spectacle, au final, était finement orchestré, la mise en scène réglée au millimètre et les titres s’enchaînant. Son groupe, presque entièrement composé de femmes, a assuré lors des changements de costumes de la chanteuse. Les danseuses et leurs multiples mises en scène ont grandement contribué à la qualité d’un spectacle qui manquait par moment de naturel. 

Janelle s’est adressée de temps en temps à son public pour le sensibiliser sur les minorités, les personnes marginales, Donald Trump qu’il faut mettre dehors, ou encore faire l’apologie des différences. Des titres de son dernier album Dirty Computer dont Screwed ont enthousiasmé le public. Son succès était visible, ses chansons étaient reprises facilement par un public conquis par une personnalité envoûtante qui détonne.

Fouki était présent sur la plus belle scène de l’édition. Le jeune montréalais a réussi la performance d’être le spectacle le plus suivi du festival. Il a fait très chaud à la scène des arbres ce dimanche après-midi. C’était un vrai gros party organisé avec Fouki, une des révélations hip-hop, à coup sûr de cette année 2019.

Courtoisie: Simon-White, Oshéaga 2019

Beaucoup de monde voulait le voir. Tellement qu’énormément de personnes n’ont pu voir sa performance. Accompagnés de son partenaire Vendou et de danseurs aux tenues ZayZay, ils ont tous ensemble offert une performance de haute intensité.

La scène a tremblé avec Fouki, véritable vent de fraîcheur musical sympathique et énergisant à souhait. Ses fans étaient présents pour reprendre avec lui Playa, Zayzay ou encore Papillon, avec son style bon-enfant et décontracté, 

Il y a eu un véritable engouement pour le rappeur et c’était amplement mérité. C’est peu dire qu’il a fait forte impression pour sa toute première fois à Osheaga.

Kaytranada, le DJ montréalais a pris place sur la Scène verte, à l’opposé complètement de deux principales scènes. Beaucoup de monde s’était donné rendez-vous pour l’artiste d’origine haïtienne, Louis-Celeste Augustin, de son vrai nom.

Élégant derrière ses platines, il a offert un set d’une heure aux rythmes plutôt trippant dans une première partie pour petit à petit proposer des compositions plus dynamiques.

Courtoisie: Tim Snow

Le DJ a alterné dans ses inspirations, passant du hip-hop à l’électro funk avec par moments des enchaînements moins inspirés, mais la qualité des créations du DJ les atténuait.

Beau clin d’oeil également avec la présence de son frère Lou Phelps, venu interpréter une des chansons de son album sur lequel Kaytranada a fortement collaboré.

Le public a adhéré, après les premières chansons où il était plutôt calme. Il a pu se dégourdir les jambes et les bras lors des derniers morceaux joués. Une performance complète, solide et à la hauteur de la réputation internationale qu’a dorénavant le DJ.

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