“Poison ou Antidote”: le prince Dadju frappe un grand coup avec son nouvel album double faces

Depuis le 8 novembre dernier, l’Usher francophone des temps modernes, que l’on nomme prince Dadj, a sorti son nouvel album intitulé Poison ou Antidote. Cette double proposition offre à ses plus grands fans deux facettes de sa personnalité : Le gentleman amoureux, respectueux de ses dames, avec  Antidote et son côté plus ténébreux avec Poison.

L’artiste frappe encore fort avec sa signature vocale qui ne laisse plus grand monde indifférent. Revenons sur la recette gagnante, musicalement préparée par le talentueux Dadju.

Les inspirations musicales sur ses compositions sont nettement audibles et flagrantes. En parcourant ses mélodies, on constate que les sonorités de la musique nigériane et de l’Afro Trap sont omniprésentes.

Il est facile de reconnaître les influences tendances du moment qui font penser à Rihanna avec son single Ma vie; à Chris Brown avec Please (en featuring avec l’étoile montante du RnB français Tayc, artiste à surveiller de très près aussi), au rappeur américain Post Malone dont le style résonne sur Paire d’As (en feat avec la vedette du rap français Nekfeu) ou encore ses clins d’œil à la super star Burna Boy.

En parlant de l’African Giant Burna Boy, récemment nommé aux Grammy Awards 2020, son impact sur la musicalité de Dadju se fait bien entendre. Le prince n’hésite pas à reprendre les mimiques du Nigérien sur plusieurs de ses morceaux. L’artiste s’offre même le luxe de chanter en duo avec le maître sur la ballade Donne-moi l’accord.

L’humble frère du non moins grand Gims casse aussi les frontières en chantant en arabe, en compagnie de Kaly, Soolking et Aym sur la chanson Wouli Liya.

Antidote ou Poison regorge de petites pépites d’or, valorisées par des collaborations riches avec de grands artistes comme Davido, Wizkid, Koba LaD et Damso.

Dadju possède une force et un don de parolier qui impressionne par sa qualité. Ses punchline et métaphores sont dignes de celles d’un rappeur. C’est ainsi qu’il est souvent qualifié d’ailleurs au-delà de ses talents de chanteur. Sa voix est agréable, voire apaisante sur certains morceaux. Avec son style si américanisé, il chante de manière discernable et de surcroît en français!

Cette adaptabilité rend tout son travail crédible, authentique et explique pourquoi il est tant aimé des mélomanes.

Le prince Dadj parvient à tirer parti de ses forces et faiblesses, ses origines, son identité, en s’exposant avec sincérité à son public. Après tout, il n’est qu’un homme et le revendique en chantant.

Notons que Dadj sera de retour au Québec le 7 février 2020, sur la scène de la Place Laval, pour défendre sa place de numéro un des charts français.

D’ici là, il est possible de trouver le Poison ou l’Antidote sur toutes les plateformes d’écoute musicales en ligne ou se les procurer en format physique. Bonne écoute !

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