Test de la montre solaire Solios de Montréal

Deux jeunes entrepreneurs montréalais ont eu la brillante idée de concevoir une montre solaire, Solios, l’une des premières sinon la toute première au Canada. On l’a testée.

Alexandre Desabrais et Samuel Leroux, les deux cofondateurs de Solios, sont passés par une campagne de sociofinancement pour réaliser leur rêve. Le succès a rapidement été au rendez-vous. En à peine 30 minutes, ils avaient atteint leur objectif de financement de 25 000 $. Mieux encore, ils ont vendu 350 montres (!) en 30 jours.

En fait, il leur a fallu quelque deux années de recherche pour trouver la solution. Il a d’ailleurs fallu aller voir aussi loin qu’au pays du soleil levant.

«Nous avons pris le temps qu’il fallait pour arriver à combiner un design minimaliste, sans artifice, chrono – avec une technologie solaire… Il fallait trouver le ratio parfait de transparence et de couleur pour laisser passer les rayons, sans que la cellule ne soit visible à l’œil nu», confie Alexandre Desabrais.

Premier constat lorsqu’on ouvre la boîte, encore là minimaliste, dans laquelle vient la montre Solios, c’est qu’on est en présence d’une belle montre. Il s’agit d’un beau produit qu’on n’a pas du tout honte d’arborer à son poignet et de faire assortir avec sa garde-robe.

Celle essayée par Touki Montréal avait un bracelet en cuir, dit responsable, ainsi qu’un fond noir.

Très chic, avec un diamètre de 40 mm, elle ne dispose que du cadran et de barres représentant les chiffres. À la place du chiffre traditionnel de trois, les deux concepteurs ont choisi de mettre le nom de leur marque Solios.

«Nous voulons offrir aux gens qui partagent nos valeurs, l’opportunité de consommer des biens durables sans pour autant sacrifier style, accessibilité au niveau du prix et qualité», a fait savoir Alexandre Desabrais.

Soulignons également que le cadran est en acier inoxydable tandis que le verre a un revêtement de saphir. Pas de système d’exploitation, pas de batterie. En outre, les friands de mode ont juste à s’acheter plus qu’un bracelet pour multiplier les possibilités.

Vendu 335 $, avec une garantie de trois ans, la montre est un produit eco-responsable, une caractéristique que le duo issu de HEC Montréal avait à cœur d’intégrer dans leur ligne de fabrication. Ainsi, en réalité, le cuir en est un synthétique, donc sans peau animale. Conséquemment, il ne contient pas de polyuréthane ni de PVC.

Idem pour le bracelet en maille d’acier inoxydable, l’autre alternative. «La coloration de métaux typiques crée des tonnes de déchets liquides, confie Alexandre Desabrais. Nous avons opté pour la coloration ionique. Bien que 10 fois plus chère, elle est beaucoup plus durable et ne crée aucun déchet déversé dans les eaux.»

C’est aussi ce souci de détail qui frappe chez Solios. Par exemple, la boîte et l’emballage sont faits de carton 100 % recyclé et recyclable.

Reste la technologie derrière la montre. Elle vient du Japon et permet d’atteindre une autonomie de six mois en seulement deux heures de lumière naturelle ou quelques heures de lumière artificielle. Surtout, l’utilisateur garde la même pile tant et aussi longtemps qu’il a recours à sa montre-bijoux.

Les concepteurs de Solios soutiennent d’ailleurs que si les autres montres au quartz avaient recours à la technologie solaire, quelque 300 millions de piles pourraient ne jamais être produites chaque année et le monde s’en porterait sans doute un peu mieux.

Bref les montres Solios sont conçues au Canada, fabriquées à Hong Kong avec un savoir-faire japonais. Cinq couleurs de montre sont disponibles : Or Rose-Blanc, Or Rose-Noir, Argent-Blanc, Argent-Noir et Noir sur noir.

«Solios est un achat qui vient avec une bonne conscience […] Il y a un très grand engouement pour la technologie solaire, le souci écoresponsable, le look épuré avec zéro compromis sur le design.

Pour en savoir plus:

En résumé

On a aimé

  • le design minimaliste et élégant
  • le bracelet en cuir
  • L’éco-responsabilité du produit
  • la durée de vie illimitée de la pile
  • Sa légèreté

On a moins aimé

  • L’absence de rétroéclairage

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