Le Conseil des arts de Montréal lance une résidence de création à Kigali

Le Conseil des arts de Montréal propose une résidence aux artistes une résidence de quatre semaines dans le cadre de la 7e édition du Festival Afropolitain nomade, prévu du 7 au 11 juillet 2020, à Kigali, au Rwanda.

«Le Conseil des arts de Montréal et le Festival Afropolitain nomade conjuguent leurs ressources afin de favoriser les échanges culturels, le transfert d’expertise et le développement de nouveaux marchés internationaux des artistes musiciens professionnels montréalais», peut-on lire sur le site du Conseil.

Pour participer, les artistes musiciens doivent être professionnels, Montréalais, citoyen canadien ou résident permanent du Canada et faire leur demande d’ici le 6 mars prochain.

Cinq finalistes seront sélectionnés par un jury et invités à rencontrer le jury et un candidat se verra attribuer la résidence.

L’objectif de ce programme est de favoriser «le rayonnement et la diffusion internationale des œuvres des musiciens professionnels montréalais».

En plus de la résidence de cinq semaines, le lauréat disposera d’une bourse de 5000 $ pour couvrir le cachet de l’artiste et tous les frais liés au déplacement. Quant aux frais d’hébergement et le transport sur place, ils seront assumés par le Festival Afropolitain nomade.

L’art au service des échanges interculturels

En annonçant la bonne nouvelle, la fondatrice de ce festival, Vanessa Kanga a remercié le Conseil pour «la confiance, l’ouverture et surtout le travail» sur Facebook.

«Je suis très émue en ce moment , des larmes de joie embellissent mon visage», a ajouté celle qui artiste(Veeby), conférencière, récipiendaire en 2013 du prix LOJIQ de l’engagement citoyen, et du prix de la chanson multiculturelle décerné par la société des professionnels auteurs et compositeurs du Québec.

Le festival Afropolitain Nomade existe depuis 2012 et il s’est donné comme mandat de faire le tour de l’Afrique en mettant les artistes provenant à la fois du Nord et du Sud au coeur de la sensibilisation et de l’implication citoyenne.

Après le Cameroun en 2012, le Gabon en 2015 et le Bénin en 2016, Pointe-Noire, au Congo, en 2017, et Dakar, au Sénégal (2018), l’édition 2019 s’est tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire.

«Il y a 10 ans, on ne voulait pas booker des gens comme moi à Montréal, a confié Vanessa Kanga. Demander des subventions de création, de résidence et de voyage signifiait essuyer des refus par dizaine. J’ai alors décidé de créer un festival au Cameroun au départ qui s’est étendu à l’Afrique par la suite pour donner un portfolio aux artistes comme moi et surtout casser les préjugés sur l’Afrique.10 ans plus tard je fais le tour du monde avec ma musique, mais en plus on offre une résidence à l’intérieur de ce festival. Je suis si heureuse et émue. Le travail est dur, mais les fruits sont beaux. Wow.»

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