“Les fleurs du tapis”, nouveau show de Rachid Badouri

C’est une salle à nouveau comble qui a accueilli Rachid Badouri pour son quatrième spectacle, Les fleurs du tapis, à l’Olympia. Il y avait des très jeunes, des jeunes et des moins jeunes et c’est dans un esprit familial que le public attendait Rachid Badouri.

L’humoriste Rachid Badouri a énergisé la soirée pendant près d’une heure trente, dans un décor simple, un mur de briques, à l’image du classique stand-up américain.

D’emblée, il a remercié la foule d’avoir répondu présente. Il a avant tout remercié le public de lui avoir donné une carrière. La gratitude fera d’ailleurs intégralement partie de ce nouveau spectacle, Les fleurs du tapis.

Rachid Badouri était en forme, en grande forme.

Ses histoires, il les raconte tantôt de manière intime, parfois de manière survoltée, sans jamais laisser passer une occasion de jouer la comédie ou de ponctuer ses phrases avec ses grimaces qui provoquent toujours l’hilarité du public.

C’est aussi sans tomber dans les clichés qu’il abordera les préjugés sur les «Arabes» et cette mission qu’il s’est donnée pour redorer leur blason. Il expliquera qu’il est difficile de casser ces stéréotypes de “voleur” ou de “terroriste” lorsque le Journal de Montréal publie un article sur un… Bixi volé à Montréal et retrouvé en vente au Maroc.

Badouri aborde le thème des extrêmes: autant sur ceux qui font péter des bombes ou veulent imposer leurs valeurs que ces autres extrêmes, ceux qui par leur intolérance font les beaux jours du racisme et de l’homophobie. Ces extrêmes vont aussi bien dans les inégalités salariales que dans la surmédication des enfants.

Ces sujets, il les décortique avec habileté et sans jamais devenir moralisateur, le tout dans un vent de fraîcheur agrémenté de multitudes de rires.

Rachid a ensuite amené le public dans son intimité, parlant notamment de sa fille et de la manière dont il la prépare au monde, dans un monde où le #moiaussi (#metoo) est omniprésent.

On sera heureux d’apprendre qu’elle saura se défendre grâce… aux cours de MMA auxquels il l’a inscrite.

Rachid Badouri abordera ensuite la rédemption qu’il recherche, lui qui a passé des années à être «un péteux de broue et un péteux de coches». Ses débuts ayant été difficiles, le succès lui est monté à la tête jusqu’à ce qu’il en perde des contrats.

Au cours de la soirée, il remerciera longuement sa femme de lui avoir imposé un ultimatum, sans quoi il n’aurait peut-être jamais réalisé ce qu’il était en train de devenir.

En quittant la salle, on ne peut s’empêcher de se dire qu’on vient de passer un excellent moment avec un humain authentique. De ceux qui créent des connexions, de ceux dont on boit les histoires. Et on se dit: vivement le prochain spectacle.

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