Sabou, le troisième album d’Abou Diarra

Le Malien Abou Diarra propose dans son troisième album Sabou, sorti au Québec chez Six Media, une incursion moderne dans l’univers de son Kamele N’goni.

Grâce à son instrument, le Malien arrive à faire cohabiter différents univers, comme sur la pièce instrumentale Aboubono qui mélange Kamele N’goni et occident. Accordéon, violon ou batterie sont autant d’instruments que d’univers qu’explore Abou Diarra.

Abou-Diarra_SabouSéguin, la pièce d’ouverture, est une des bonnes découvertes de cet l’album. Elle propose un mariage de raison entre son n’goni, la flûte et la voix du Malien.

Le titre le plus enivrant reste toutefois Blablabla que tous les mélomanes ne manqueront pas de remarquer sur ce troisième opus et qui commence par ces mots que prononcent les enfants.

«Blablabla qui parlez comme çà, comme-ci. Blablabla on laisse tout cà».

Fils d’une chanteuse traditionnelle et d’un maître chasseur du Wassoulou, dans la région de Sikasso, au Mali, Abou Diarra baigne dès son plus jeune âge dans les cérémonies traditionnelles.

À la mort de son père, le jeune Diarra va se retrouver en Côte  d’Ivoire et par un de ces hasards de la vie, il va apprendre le kamele n’goni. De cet exil, il a retenu beaucoup de choses qu’il livre à sa façon notamment dans Sabou.

Il est également question de voyage et  de questions sur la vie dans ce troisième opus, après  An Ka Belebele et  Kono Kan Bora, son premier album.

Insatiable ngonifola (joueur de ngoni), Abou Diarra propose ainsi sa recette du bonheur, entre blues, jazz, Afro-funk et reggae.

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