Mali : la paix passe par la réconciliation et la justice, selon le chef Shindouk Ould Najim

Les Maliens, de la diaspora ou ceux qui y résident, sont les premiers qui devront s’impliquer pour la réconciliation et la paix dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. Mais avant, ils devront d’abord apprendre et connaître le Mali. C’est le message du chef C, que Touki Montréal a rencontré lors d’un voyage privé à Montréal. Il est le co-auteur de l’ouvrage Je reviendrai à Tombouctou : un chef touareg témoigne, publié en 2013 aux Éditions Ixelles.

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Shindouk-Salon-livre-mtl-01-2013Hasard du calendrier, la rencontre avec Shindouk a lieu en même temps que commence le Salon du Livre de Montréal.

C’est dans l’une des pièces les plus calmes de la Place Bonaventure que le chef touareg s’est confié sur son adaptation à la vie nord-américaine, très loin de son désert et de ses habitudes, et sur la situation encore délicate du Mali.

« Il y aura un retour à Tombouctou, ça, c’est indiscutable, mais la route est longue.»

Pour Shindouk Ould Najim qui espère revenir un jour dans son Tombouctou, les Maliens devront être patients.

Pour l’avenir et la paix, il faudra passer par une réconciliation nationale, mais (et il insiste beaucoup sur ce point) les coupables devront être jugés. « Il y a pas de pardon sans justice. »

« Tant qu’il n’y aura pas de justice, le Mali n’ira nulle part. »

Comme il l’a fait dans son livre, il rappelle que le Nord du Mali est déchiré et que les deux communautés qui forment la région sont déchirées.

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«IBK est venu trouver un pays qui est mort […] et il est en train de faire revivre et donner raison d’être à ce pays. Pour ça, il a besoin de sacrifices et des Maliens et des amis du Mali.»

Dans le livre qu’il a rédigé avec Laurence Aïda Ammour et Jean-Luc Peduzzi, Shindouk Ould Najim  retrace son parcours et raconte l’histoire de sa communauté, l’origine des problèmes et selon lui, les causes du conflit et de la cassure entre Maliens.

«Différence de race, de culture et de mode de vie (…), quand les Maliens du Sud parlent du Nord, on a souvent l’impression qu’ils parlent d’un autre pays», souligne-t-il.

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