Red in blue trilogie de Léonora Miano

Trois ans après avoir publié Écrits pour la parole chez L’Arche, revendiqué comme un texte de théâtre, Léonora Miano revient avec Red in blue trilogie, une nouvelle pièce de théâtre en trois actes d’une seule et même tragédie : la Traite transatlantique et ses conséquences.

Red-In-Blue-TrilogieAprès avoir publié chez cet éditeur l’ouvrage Écrits pour la parole qui lui a valu en 2012 le prix Seligmann ainsi que son recueil de conférences, Habiter la frontière, Léonora Miano récidive avec une pièce de théâtre en trois partie : Révélation, Sacrifies et Tombeau.

La sortie de cet ouvrage coïncide d’ailleurs avec le dixième anniversaire de la publication de son premier ouvrage L’intérieur de la nuit. Tout comme dans l’œuvre qui l’a fait connaitre,  la Franco-camerounaise Léonora Miano revient sur un de ses sujets de prédilections : la traite subsaharienne et le sort des Afropéen.

À sa manière et dans un style qui lui est personnel, elle déconstruit l’histoire en tentant de ne garder qu’une seule véritable chose : la fin de tous exils d’hier pour l’édification d’un monde sans frontière et sans regret.

Le premier texte, Révélation, aborde la question des esprits et des divinités et l’idée d’un conflit que doit régler Inyi, divinité première.

La deuxième pièce Sacrifices s’inspire ‘de figures et d’aspects de l’histoire des marrons de la Jamaïque ». Que reste-il du lien de sang entre deux frères lorsqu’un accord de paix menace l’entente ?

Tombeau, le troisième et probablement le plus fort, raconte le retour de l’enfant prodigue sur ses terres. Jedidiah, une Afrodescendante, veut respecter les exigences de son frère mort des suites de maladies. Il voulait que son corps soit enterré à Jemea, «qu’elle affirme être le pays de leurs ancêtres», mais doit convaincre ses frères d’hier.

Avec sa plume toujours affutée, le Prix Fémina en 2013 soutient qu’il faudra un jour établir une sorte d’accord entre Subsahariens et Afrodescendants pour qu’une fois pour toute, les fils d’Afrique partis depuis retrouvent leur identité tout comme ceux resté sur le continent.

« Scandées par un rythme incantatoire, ces pièces de Léonora Miano font se déployer tout un monde chromatique sous nos yeux, aveuglant de majesté et troué de lumière. Red in blue trilogie renvoie à la mélancolie de la note bleue, à l’origine du blues. »

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