Francofolies: Emel Mathlouthi, une voix insoumise au Club Soda

Emel Mathlouthi, une des voix tunisiennes les plus importantes des dernières années, a partagé ses expérimentations musicales et sa chaleur vocale avec le public montréalais, au Club Soda, le 15 juin dernier. Déjà venue à Montréal, il y a quelques années, elle n’a pas rien perdu de sa superbe. Au contraire…

C’est en mode trio avec la compagnie d’un batteur et d’un claviériste que la Tunisienne a présenté des chansons de son album, Esen (sortie prévue l’automne prochain), et quelques anciens morceaux.

Emel MathlouthiIl y a deux choses auxquelles on ne peut pas échapper lors d’un concert d’Emel Mathlouthi: sa voix et son ambiance sonore.

Ses cordes vocales sont d’une puissance et d’une magie éloquente à en faire pâlir plus d’un. Elle transmet avec sa voix une pureté, une sensibilité que ce soit en arabe, en anglais ou en français avec facilité.

Après de longues minutes d’introduction musicale, la chanteuse a fait son apparition sur la scène du club-soda. L’auteure, compositrice et chanteuse a fait résonner sa magnifique voix à travers des compositions regroupant une ambiance planante et complètement électrisante. Une performance réalisée, devant un parterre de spectateurs absorbés, par une artiste qui a donné de sa voix pendant deux heures.

Dès ses premières notes de la chanson Improv, on est dans une ambiance où sa musique et sa voix se marient parfaitement. On remarque par ses mimiques, ses gestes qu’elle vit totalement ses chansons. Ses sujets de prédilection sont les inégalités humaines, sociales, les injustices ou encore la haine.

Emel MathlouthiDéjà trois ans qu’elle n’était venue sur le sol montréalais. Emel Mathlouthi a rencontré son futur mari, ici à Montréal. C’est dire la tendresse qu’elle peut avoir pour la métropole québécoise.

Sur scène, elle danse avec ses bras et vit sa musique à 100 %. C’est après quatre chansons qu’elle a pris la parole pour saluer son public et commencer à s’ouvrir petit à petit. Très rapidement, elle a évoqué sa notoriété lors de la Révolution du Jasmin et a demandé à être reconnue en tant qu’artiste et non plus en tant que voix de la révolution.

Elle aime faire des expérimentations et elle en use à volonté. Elle joue avec un sampleur lorsqu’elle est seule à la guitare, donne de l’écho à sa voix, joue avec les sons ou encore avec sa voix.

Emel Mathlouthi joue même de la guitare qu’elle utilisera pour son rappel, avec des titres plus anciens, dont le célèbre Kelmi Horra (Ma parole est libre) qui résume toujours son état d’esprit.

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