«The Nasty Show» à Just For Laughs: sexe, controverse et humour caustique

Pour la deuxième fois, c’est Mike Ward qui avait la délicate mission d’animer le sulfureux Nasty Show, un spectacle entièrement en anglais présenté par PornHub, au Métropolis de Montréal, dans le cadre du festival Just For Laughs. Au menu: controverse, sexe et blagues politiquement incorrectes à faire dresser les cheveux des plus puritains.

Nasty-Show-Mike-WardMike Ward persiste et signe

Malgré sa condamnation par le Tribunal des droits de la personne, le jour même, dans une affaire qui l’oppose à Jérémy Gabriel et à sa famille, l’humoriste québécois de 42 ans ne s’est pas empêché d’en parler à nouveau lors du Nasty Show.

«Ça va me coûter 40 000 $ de faire cette blague, mais je vais continuer à la faire (…) dans d’autres langues s’il le faut», a-t-il affirmé.

«C’est un spectacle très vulgaire qui ne plaira pas à tout le monde. J’ai des blagues […] qui ne sont légales qu’en Thaïlande […] Ce n’est pas seulement vulgaire, c’est mal», a promis d’entrée de jeu le controversé humoriste.

Et on peut dire qu’il a tenu ses promesses. Au fil de la soirée, cinq autres comédiens se sont succédé devant un public très réceptif pour faire des blagues sur le sexe, l’homosexualité, l’hétérosexualité, l’avortement, ou sur Donald Trump.

Thomas Dale: le gai à l’humour caustique

Le premier invité, Thomas Dale, un gai qui s’assume pleinement, a parlé de son attirance pour les hommes hétérosexuels qu’il aimerait «enfermer dans une cage dans son sous-sol».

Nasty-Show-pAUL-bELLPaula Bel: la féministe qui donne dans l’autodérision

Ensuite, Paula Bel, couronnée «nouveau visage» de Just For Laughs en 2012, s’est penchée sur Donald Trump et Caitlyn Jenner, l’icône transgenre anciennement connue sous le nom de Bruce Jenner, ancien médaillé olympique et ancien beau-père de Kim Kardashian.

«À 62 ans, tu n’es plus une femme, mais une grand-mère. Bienvenue dans mon monde Caitlyn», a lancé la quadragénaire, devant un public un peu moins réceptif. Son appel à la légalisation de la prostitution lui a tout de même valu quelques bons applaudissements.

Quelques moments gênants avec Bobby Slayton

Un peu plus tard, c’est Bobby Slayton, ancien animateur du «Nasty Show», qui s’est amené sur scène avec sa voix rocailleuse. Lui aussi a parlé de Donald Trump et de Caitlyn Jenner, mais il en a rajouté une couche avec ses blagues très corrosives sur les Asiatiques ou encore, plus délicat, sur la mort de sa femme, il y a trois mois.

«Je vais me souvenir de toutes les fois où elle était une “vraie chieuse”». Un moment assez gênant qui a tout de même fait rire (jaune) une bonne partie du public.

Ralphie May, le roi de la soirée

À 21 h 45, c’est l’Américain Ralphie May, originaire du Tennessee, qui est a fait plier le public en deux avec ses blagues grivoises politiquement incorrectes, teintées de son fort accent du sud des États-Unis. Il méritait clairement le titre de roi de la soirée, tellement les crises de fous rires résonnaient dans l’enceinte du Métropolis.

Fier de la «taille moyenne» de son engin, l’humoriste a enchaîné les blagues sur les appareils reproducteurs masculin et féminin… Il a même eu droit à une ovation debout après ses 10 minutes (trop courtes) de sa prestation.

Nasty-Show-Brad-WilliamsBrad Williams, maître de l’autodérision

C’est l’acteur de petite taille Brad Williams qui a eu la lourde tâche de succéder à Ralphie May sur scène. Et on peut dire qu’il s’en est très bien sorti. Encore une fois, le contenu était très sexuel.

Il a notamment parlé du point G masculin, qui reste encore un sujet tabou chez les hommes hétérosexuels.

Il a aussi tourné en dérision son handicap, tout en se moquant de personnes souffrant de déficience. Encore une fois, le public était aux anges, malgré un contenu hautement explicite. Ça ne s’appelle pas le «Nasty Show» pour rien…

Le «Nasty Show» sera à l’affiche au Métropolis jusqu’au 30 juillet.

Renseignements et billets: http://www.hahaha.com/en/show/nasty-show

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