Kel Tamasheq, le dernier Terakaft

On arrête plus Terakaft. Un an après la sortie de Aratan N Azawad, le groupe touareg revient avec un quatrième album, Kel Tamasheq. Notre verdict.

Terakaft a toujours vécu dans l’ombre du succès de Tinariwen. Difficile en effet de séparer ces deux groupes, le premier ayant été formé par des anciens membres historiques du second.

Et comme ses cousins, Terakaft puise son énergie dans son combat et son attachement pour sa terre saharienne. On retrouve sur Kel Tamasheq (qui signifie ceux qui parlent la langue tamasheq, c’est à dire les Touaregs) ces thématiques chères au groupe, telles la guerre et la douleur.

Niveau musique, bien sûr le genre rock  ishumar saharien est lui aussi bien présent avec ses typiques riffs de guitares syncopés, ses clappements de mains et le jeu vocal d’appels – réponses.

Mais ce nouvel album va plus loin que ses prédécesseurs. Le style se veut plus direct, sans concession, surement dû à la production de Justin Adams, ami de longue date et moitié du groupe JuJu.

Kel Tamasheq affirme donc une identité plus propre à Terakaft. C’est un retour aux sources du rock n roll à la touareg. Une preuve que la musique saharienne n’a encore pas tari ses sources.

Les coulisses de l’enregistrement :

Nicolas Roux

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