Abraham Lincoln de Doreen Rappaport et Kadir Nelson chez Steinkis

Deux ans après la publication de son adaptation biographique de Nelson Mandela, le bédéiste Kadir Nelson a publié toujours chez Steinkis sa version de la vie du président américain Abraham Lincoln.

Abraham LincolnQui était vraiment l’homme qui a aboli l’Esclavage aux États-Unis ? Voilà une question qu’aurait pu poser Ali, le fils de Kadir Nelson. L’histoire de ce Natif du Kentucky qui allait écrire l’une des plus belles pages de l’Amérique est captivante.

D’abord publié en 2008 (Abe’s Honest Words), le livre a été traduit et republié en janvier 2015 chez Steinkis Edition.

« En 1865, Abraham Lincoln abolit l’esclavage aux États-Unis. D’origine très modeste, Abraham Lincoln s’instruit seul et exerce toutes sortes de métiers avant de devenir avocat et de se lancer en politique. Élu président, il est porté par un objectif : mettre fin à l’esclavage. »

La quarantaine de pages de l’ouvrage Abraham Lincoln : L’homme qui a aboli l’Esclavage aux États-Unis (Steinkis) comprend des extraits de notes personnelles, de lettes, ainsi que de discours de l’homme politique, adapté dans certains cas pour l’occasion. Les textes de l’auteure américaine Doreen Rappaport permettent de mieux saisir le coup de crayon de l’illustrateur.

Aussi bien Doreen que Kadir, diplômé d’architecture, sont spécialisés à la fois dans la publication d’ouvrage pour enfants que du  multiculturalisme.

À la fin, une carte des États-Unis, des dates clés dans la vie d’Abraham Lincoln, 16e président américain, ainsi que quelques définitions rendent la lecture plus intéressante pour quiconque n’y connaît rien.

Comme souvent, Kadir Nelson s’approprie les pages et accapare 80 % de l’espace avec ses dessins aussi pédagogique qu’instructif. Les bédéphiles seront frappés par les couleurs et l’aspect messianique de celui qui a grandi entre les pumas et la campagne sauvage d’Indiana, les poissons de l’Illinois et la misère noire du Mississippi. C’est finalement dans cet État que Lincoln va se révéler.

Perdant chacune de ses premières tentatives dans le monde politique, Abraham, va toujours se relever, se retrousser les manches et convaincre les électeurs. Reste que fait d’arme le plus marquant de l’homme reste sa bataille pour l’abolition de l‘esclavage.

Honest Abe, comme il s’est fait appeler dans sa carrière d’avocat, estimait que « l’esclavage était un mal absolu » qui allait à l’encontre des idéaux de la Déclaration d’Indépendance »

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