Loin de Bachar de Pascal Sanchez

Présenté en février dernier dans le cadre des Rendez-vous du cinéma québécois, le long métrage Loin de Bachar, réalisé par Pascal Sanchez et produit par l’ONF, plonge le spectateur dans le quotidien d’un Syrien qui s’adapte avec sa famille à sa nouvelle vie montréalaise.

Le cinéaste raconte ainsi le train-train quotidien d’Adnan Al-Mahamid qui a dû fuir la ville de Deraa, en Syrie, avec sa femme Basmah, et leurs quatre enfants, Basel (15 ans), Raniah (14 ans), Saja (10 ans) et Ali (4 ans).

Pascal Sanchez braque sa caméra et les projecteurs sur cet ingénieur de formation qui a participé aux mouvements pour chasser Bachar al-Assad de la tête de la Syrie. De l’aveu du cinéaste, la parole du principal protagoniste est «d’une grande beauté, d’une grande profondeur».

Établis à Montréal, Adnan et Basmah se sont acclimatés à la vie montréalaise. Mais ils craignent toujours pour la vie de leurs proches qui doivent vivre malgré un conflit qui n’en finit pas.

Ce long métrage de 73 minutes est «construit sur une approche d’observation du quotidien doublée d’une démarche d’exploration libre de la parole à partir des écrits d’Adnan dans les médias sociaux», explique-t-on.

Le cinéaste Pascal Sanchez

Ce film qu’on a trouvé à juste titre émouvant et profondément humain devait sortir en salle à la Cinémathèque, mais la crise sanitaire liée à la pandémie de la COVID-19 a changé bien des choses.

Loin de Bachar est le quatrième long métrage de Pascal Sanchez. On lui doit aussi La reine malade, prix ÉcoCaméra aux RIDM et prix Gémeaux du meilleur documentaire ou encore L’ile, qui dresse le portrait d’un homme exilé de son île par la maladie.

Son court métrage Chien(2019) a reçu une mention du jury au Festival du film de Whitler en plus d’être en compétition officielle au ShortFest de Palm Springs.

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