Vol 235 : Voyage Montréal-Djamena avec Hsao

Dernier opus du groupe montréalais originaire du Tchad H’Sao, l’album Vol 235 présente un mélange éclectique de genres et de paroles, mais s’écoute très bien.

L’album s’ouvre sur une très belle reprise a capella de la chanson du regretté Boule Noire, Aimer d’amour. Plusieurs chansons sont d’ailleurs a capella et ponctuées de percussions, omniprésentes tout au long du disque. Agréable surprise de la part de ces jeunes âgés entre 21 et 30 ans. Ils chantent surtout en français, mais aussi en anglais, en Sara et en Kabalaye (dialectes tchadiens).

Lalbum Hsao est disponible depuis le 1er septembre
L'album H'sao est disponible depuis le 1er septembre

Les voix de Caleb, Mossbass, Israel, Taroum Rimbotaye et Charles Service Ledjebgue sont puissantes et forment ensemble un chœur parfait, surtout dans les chansons a capella (Moulo-Moulo et Nostalgie). Toutes les paroles et les musiques sont composées par eux, et parlent de leur joie de vivre, de l’amour et de leur pays d’origine.

La chanson Baby Joly, premier single, est un hymne festif, tant au niveau musical que dans les paroles. Il donne le rythme au reste du disque, malgré quelques balades plus tranquilles, comme I won’t be there et Make me feel good. Le titre Sao (ancêtres des Tchadiens), remixée à la fin de l’album, est un moment fort de Vol 235.

H’Sao harmonise des mélanges d’instruments inhabituels, comme les percussions et l’accordéon (Sao), les styles différents (hip-hop et gospel), et les langues, parfois trois ou quatre dans la même chanson (Fly).

Vol 235, deuxième album du groupe depuis leur premier disque (Hsao) sorti en 2003, lors du Festival international de jazz de Montréal, est certainement un disque complet. Il témoigne du talent de ces jeunes qui ont fait leurs débuts musicaux dans l’église où prêchait leur père, pasteur.

En 1994, H’Sao donne son premier concert hors de l’église, à N’Djamena, la capitale tchadienne. Depuis qu’ils vivent à Montréal, ils enchaînent concerts et prix. Ils se sont déjà produits aux Francofolies, à Nuits d’Afrique, au Festival des musiques du monde et tournent au Québec et au Canada.

Gabrielle Brassard

1 COMMENTAIRE

  1. Bonjour à tout le monde ,sans oublier Israel et Caleb,je suis encore à Ndjamena vivant pas mort, pas un signe de vie

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