Seules : Le dur exil

Quitter son pays n’est jamais facile. Hafida et Fatiha l’ont fait. Pour leurs enfants ou pour une vie meilleure. Seules dans un pays inconnu, leurs combats ont été ceux du quotidien et de l’adaptation.

Pour les deux femmes au parcours du combattant, leur Algérie natale n’est pas un endroit où élever leurs enfants et où les femmes peuvent s’épanouir. Laissant tout derrière, Hafida, son mari et ses quatre enfants immigrent à Montréal. Idem pour Fatiha, veuve et mère de deux enfants.

Mais la vie meilleure et différente qu’elles attendaient semble plus difficile à trouver que prévu. Le mari d’Hafida se retrouve confronté à la non reconnaissance de ses diplômes, obligeant la mère au foyer qui n’a jamais travaillé a se trouver un emploi.

De son côté, Fatiha doit reprendre ses études d’infirmière à zéro. Les familles se brisent. Un divorce. Les enfants qui partent ou qui sont amers et nostalgiques de leur pays. La vie n’est pas facile en Occident.

Les deux Algériennes sont fortes. Elles ont refait leur vie tant bien que mal. Elles disent ne pas le regretter, surtout pour leurs enfants, qui se plaisent et s’adaptent  en Amérique.

Elles se sentent néanmoins seules et se battent dans un environnement inconnu et avec un système différent de ce qu’elles ont toujours connu.Finalement, elles trouveront ailleurs le bonheur tant recherché. Les obstacles et les difficultés ne viendront pas à bout des peines que ses femmes endurent au Québec.

Fatiha ne semble rien regretter. Hafida ne referait pas expérience. C’est à travers Rabah, l’un des fils de cette dernière que l’on sent le plus de déception. Il ne crache pas sur sa terre d’accueil, mais ne s’y est jamais bien senti. Rabah est retourné à Alger. Le film se clôture d’ailleurs sur son mariage.

Bandes-annonce :

Seules : Bachir Bensaddek, Productions Pimiento

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