Salif Keita: l’Ange Malien au Métropolis

Vêtu de blanc de la tête au pied, Salif Keita fait son entrée sur la scène du Métropolis, ce vendredi 15 avril. À 62 ans, la voix d’or de l’Ange malien résonne encore sans tressaillir pour le plus grand plaisir des admirateurs.

La soirée commence avec Seydou, le premier titre de son album La Différence, mais en version plus enjouée. Les instruments traditionnels tels que le n’goni ou le balafon sont mélangés aux sonorités modernes d’un synthétiseur. Difficile de ne pas avoir envie de se lever de sa chaise et de se diriger vers la piste de danse avec une telle performance.

Salif Keita, quelques heures avant son spectacle au Métropolis

Après plusieurs chansons extraites de ses albums précédents, le récipiendaire du Prix Victoire de la musique en 2010, interprète La Différence sous les vivats des personnes présentes. C’était sans doute l’une des chansons sur laquelle les Montréalais se sont le plus déhanchés.

L’instrumental a une place de choix. La prestation est fluide avec des solos interminables. Les refrains et les couplets sont repris inlassablement, sans jamais agacer le public. Les mains en l’air et ébauchant des petit pas de Kuduro (danse qui vient du Cap Vert), le chanteur est aussi admiratif que le public face au talent de ses musiciens.

Le joueur de n’goni fait un show en jouant de son instrument en s’allongeant, en rampant à reculons ou en jouant avec les mains dans le dos. Le musicien à la guitare électrique fait un long solo sous les regards des jeunes filles qui tentent de le toucher comme s’il était une rock-star. Malheureusement, Salif Keita a oublié de présenter ses dix musiciens, comme il a oublié de s’adresser au public.

Malgré le silence du chanteur, les dernières minutes du concert sont survoltées. Il fait participer le public avec les traditionnels cris que celui-ci doit répéter. Après Madan, la chanson qui a été reprise par la DJ français Martin Solveig, Salif Keita invite les plus téméraires à venir danser sur scène.

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Quand les musiciens quittent la scène, Salif revient sur scène et chante a capella quelques paroles de Yamoré : Je t’aime mi amoré menebêff  fie . Ene le arabylyla to much. En créole capverdien et en portugais, la chanson rend hommage à Césaria Évora avec qui il a fait un duo en 2002.

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