4e édition du Festival Massimadi

Le Festival Massimadi revient cette année, entre le 6 et le 12 février prochain, pour une 4e édition, toujours dans le cadre du Mois de l’Histoire des Noirs.

Organisé pour la première fois en février 2009, ce festival de films lesbiens, gais, bisexuels et transgenre afro-caribéens vise le même objectif que celui de l’organisme qui se chapeaute, Arc-en-ciel d’Afrique : contrecarrer les préjugés, combattre l’homophobie et faire connaître les réalités.

« Contraction des mots créoles « massissi » et « madivinèz », termes péjoratifs signifiant « gai » et « lesbienne », dont la réappropriation par la communauté LGBT noire traduit une volonté d’affirmation d’une fierté identitaire », explique l’organisme dans un communiqué de presse.

L’édition 2012 se tiendra  à l’ONF (Office National du Film), à la Cinémathèque Québécoise et à l’UQAM (Université du Québec à Montréal). Les thèmes sont similaires : VIH-SIDA,  homophobie, ou encore sortie du placard.

Sur la douzaine de films présentés, deux ont été réalisés à Montréal, Noir & homosexuel : l’identité sous silence (Vivianne Labelle Flowers), Être soi même (Laurent Maurice Lafontant) et mettent l’accent sur les réalités vécues par les Noirs LGBT québécois.

Des documentaires sur l’Afrique ne seront pas en restes. Un portrait de la militante Kasha Jacqueline Nabagesera, activiste lesbienne ougandaise sera présenté. Le film parle de celle qui est également la fondatrice et directrice exécutive de Freedom and Roam Uganda.

Les cinéphiles pourront également voir Voice of Witness Africa, de Cynthia Black & Katie Sherrod, qui traite de la réalité des femmes et des hommes anglicans qui recherchent la dignité comme personnes croyantes gaies, lesbiennes, bisexuel(le)s ou transgenres.

Le documentaire sud-africain, Whisper not propose un regard sur les personnes séropositives et leurs histoires sur la vie avec le VIH tandis que Rag-Tag, coproduction du Royaume-Uni et du Nigéria relate l’histoire Raymond et Tagbo, qui se sont rencontré quand ils avaient huit ans, dans un drame romantique Gai.

Cette année, le Festival se tient sous le haut patronage du ministre de la Justice du Québec, responsable de la lutte contre l’homophobie, Jean-Marc Fournier« Je salue l’initiative d’Arc-en-ciel d’Afrique qui offre une occasion rare de découvrir les réalités vécues par les personnes des communautés noires de minorités sexuelles », explique-t-il dans sa lettre d’appui […]

« Afin de vaincre l’homophobie dans notre société qui se définit comme ouverte et inclusive, le gouvernement du Québec s’est engagé aux côtés des organismes communautaires voués à l’aide aux personnes LGBT et à la défense de leurs droits », a ajouté M. Fournier.

 

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