Renaissance d’Alegría: la sensation de magie enivre toujours, 25 ans plus tard

Clowneries attachantes, personnages éblouissants, acrobaties impressionnantes et musique enivrante: oui, c’est réussi pour la renaissance du classique Alegría du Cirque du Soleil, présenté jusqu’à la fin du mois de juillet dans le Vieux port de Montréal.

Vingt-cinq ans après avoir présenté la première de son spectacle phare, voilà que le Cirque du Soleil avait fait le pari de créer une relecture d’Alegría qui avait à l’époque surtout séduit par sa chanson thème du même titre.

L’adaptation présentée dans le Grand Chapiteau ne peut rien enlever à l’effervescence créée par le spectacle original, mais tout est mis en place pour nous faire revivre une expérience Alegría sensationnelle, un quart de siècle plus tard.

D’abord, le public s’émerveille avec les numéros grandioses des acrobates. Ils sont tous majestueux, du premier au dernier, mais certains marquent plus que les autres. Le tableau de la danse du feu est interprété avec un jongleur, chef de tribu, qui devient carrément le feu: il avale la flamme, manipule le feu de ses mains nues et fait tournoyer ses bâtons enflammés avec une force impressionnante.

Le retour de l’entracte plonge rapidement le public dans la nostalgie de l’ancienne version alors que les premières notes de la populaire chanson Alegría se font entendre.

L’émotion était palpable parmi les spectateurs avec cette adaptation remodelée du succès signé René Dupéré. Elle est douce et les mots s’enchaînent dans un ordre différent que celui dont on est habitué.

Outre l’enivrante chanson propagée par les voix puissantes des deux chanteuses, le public en a plein la vue avec un duo de sangles aériennes qui s’entremêlent parfaitement avec le rythme et les paroles d’Alegría. Celle-ci revient d’ailleurs à la fin du spectacle dans une version plus longue et plus près de la version interprétée par Francesca Gagnon, pour le plus grand plaisir de tous.

Mis à part les numéros acrobatiques, le spectacle a pour but de nous plonger dans une ambiance de lutte de pouvoir entre différentes classes sociales dans un monde qui oscille entre l’ombre et la lumière.

Le scénario est difficile à capter par le spectateur, qui comprend toutefois que différents peuples sont représentés par les artistes: une tribu de Bronx, des Nymphes gracieuses, de riches Aristocrates, etc.

Les clowns viennent donner une pincée d’humour au cirque avec leurs petites scénettes charmantes insérées ici et là entre les performances acrobatiques et qui nous font décrocher à coup sûr un petit sourire.

Comme le dit si bien la chanson thème, le spectacle dégage une joie immense et une sensation de magie qui nous donne envie d’aimer Alegría pour encore un autre quart de siècle.

La dernière tournée d’Alegría s’était échelonnée sur près de 20 ans entre 1994 et 2013 et avait attiré plus de 14 millions de spectateurs dans 255 villes à travers le monde.

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