Angelique Kidjo rafle un quatrième Grammy avec le très enivrant “Celia”

Avec son album hommage à Celia Cruz, Celia, la diva béninoise Angelique Kidjo a remporté un quatrième Grammy en carrière lors de la cérémonie de gala de la 62e édition des Grammy Awards.

En compétition avec notamment le Nigérian Burna Boy qui s’est fait un nom sur le continent, la chanteuse de 59 ans installée à New York , a eu plus que des bons mots à son endroit en récupérant sa statuette du meilleur album de musique du monde, au Staple Center de Los Angeles.

«Il y a quatre ans sur cette scène, je vous avais prévenu qu’une nouvelle génération d’artistes venus d’Afrique allait vous emporter comme une tempête. Ce temps est venu. Ceci est pour Burna Boy. Il fait partie des jeunes artistes qui changent la manière dont notre continent est perçu. La musique africaine est la base de toutes les musiques», a-t-elle confié avec la grande élégance qu’on lui reconnait.

Outre Angélique Kidjo, notons la très belle prise de la jeune artiste jamaïcaine Koffee, qui a remporté le Grammy du meilleur Album Reggae 2019 avec son EP Rapture.

Kidjo n’a d’ailleurs pas manqué l’occasion de remercier son fidèle public, se disant reconnaissante de leur soutien indéfectible.

Son album de dix titres, sorti chez Verve/Universal célèbre la diva cubaine Celia Cruz, disparue en 2003 et qu’Angélique Kidjo a bien connu.

Il a été enregistré à New York et Paris, produit et arrangé par David Donatien (musicien multi-instrumentiste producteur, réalisateur ET binôme de Yael Naim) et mixé par Russell Elevado (D’Angelo, Kamasi Washington).

Pour ce projet, Kidjo explore les racines africaines d’une certaine salsa cubaine, que représentait Celia Cruz. Elle se permet aussi de revisiter son répertoire en y ajoutant sa touche personnelle et des sonorités devant d’Afrique, mais aussi du Moyen-Orient ou du Brésil.

Une des belles histoires de cet album, c’est la reprise du titre Quimbara, que la chanteuse native de Ouidah a déjà présenté comme la première chanson de Celia Cruz qu’elle avait apprise au Bénin.

“La voix était tellement acrobatique et c’était un beau défi pour moi. Plusieurs années plus tard, quand j’ai rencontré Celia dans les coulisses de Paris avant l’une des ses concerts, j’ai commencé à la chanter et elle m’a dit: “S’il te plait, viens avec moi sur scène pour Quimbara, on chantera ensemble”. Ce fut l’un des moments forts de ma vie musicale à Paris!”

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