Vues d’Afrique: «Le dernier poumon du monde» de Yamina Benguigui

Sélectionné dans la programmation de Vues d’Afrique, le documentaire «Le dernier poumon du monde» de Yamina Benguigui renseigne sur le caractère précieux du bassin du Congo, en Afrique centrale, particulière sur sa tourbière découverte il y a moins de trois ans.

Tout au long des quelque 50 minutes de ce long métrage, la cinéaste braque sa caméra sur la richesse méconnue de cette partie du monde.

Tout comme l’Amazonie est considérée comme essentielle pour la survie de l’humanité, cette tourbière décrite comme une bombe environnementale séquestre plus de 30 milliards de tonnes de carbone, selon des estimations d’une équipe internationale de scientifique. Et les chiffres (une surface de 145 000 km2) pourraient être conservateurs.

“Le Dernier Poumon du Monde part à la rencontre des scientifiques et acteurs de terrain qui ont pris conscience de la nécessité de protéger le deuxième poumon du monde, après l’Amazonie.”

L’enjeu est délicat parce que cette quantité de carbone représente l’équivalent de trois ans d’émissions mondiales de gaz à effet de serre et de 20 ans si l’on parle des États-Unis.

Autant dire qu’il faut éviter à tout pris toute exploitation abusive de cette forêt primaire et au contraire protéger ce «poumon de la planète» si l’on souhaite réellement lutter contre le réchauffement climatique.

Mais est-ce que ces avertissements valent également pour les peuples autochtones qui vivent dans cette région au cœur des deux Congo ? Yamina Benguigui a le mérite de leur donner la parole et leur opinion est éclairante.

D’ailleurs la cinéaste profite de son passage au Congo Brazzaville pour s’interroger sur le sens du mot environnement pour les gens. C’est une des grandes forces de ce long métrage. Les pêcheurs, les mamans qui lavent leurs habits dans le fleuve et tant d’autres décrivent ce que sont les conséquences des changements climatiques.

Yasmina Benguigui est réalisatrice, mais aussi ancienne ministre déléguée à la Francophonie. Son film a notamment été présenté l’automne dernier au Festival du film francophone d’Angoulême.

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