Festival de jazz de Montréal: Flamboyante Malika Tirolien

Lors de son passage à la version numérique du Festival international de Jazz de Montréal, samedi soir, la flamboyante et engagée Malika Tirolien a offert une prestation à saveur soul, RnB et funk sans fausse note.

Entourée de ses musiciens, la chanteuse guadeloupéenne, qui est basée à Montréal depuis presque 20 ans, a revisité des chansons de son premier album Sur La Voie Ensoleillée, sorti en 2014, qui est un appel et un hommage aux ancêtres. 

Elle était visiblement très contente d’être sur scène, même sans public. «Enfin, on peut rejouer ensemble», a-t-elle lâché, le sourire aux lèvres. 

L’auteure-compositrice-interprète montréalaise a également interprété des titres du projet What Heat, du groupe Bokanté et de l’ensemble musical The Metropole Orkest, sur lequel elle a prêté sa voix en 2018. 

Ce projet a mené Malika Tirolien jusqu’aux Grammy cette année, alors qu’il était nommé dans la catégorie album du monde aux côtés d’Angelique Kidjo et de Burna Boy.

Avant d’entonner la chanson Réparasyons, qui aborde notamment la question des droits des personnes noires, l’artiste a expliqué que c’était un titre important.

«Il faut que les choses changent», a-t-elle martelé avant de l’interpréter de sa voix suave et haut perchée.

La dernière partie de la prestation d’une cinquantaine de minutes était consacrée à trois nouveaux titres qui se retrouveront sur le deuxième album de la chanteuse, qui est toujours en préparation. Un album qu’elle promet d’être soul, RnB et psychédélique. L’avant-goût que nous avons eu a tenu toutes ses promesses.

Bref, c’est une artiste à découvrir si ce n’est pas déjà le cas.

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