Nos ancêtres les Pygmées de Jacques Ferrandez

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Jacques Ferrandez ne s’arrête jamais. Surtout lorsqu’il s’agit de dessin et d’illustration. Avec les mots de Didier Daenincks, il signe une nouvelle BD, toujours historique, encore sur l’Afrique. Cette fois, il s’intéresse à la France coloniale des années 50 avec Nos ancêtres les Pygmées paru chez Rue du Monde, dans la collection Histoire d’histoire.

En 1950, on parlait encore de l’empire colonial français. Dakar n’était pas la capitale du Sénégal, mais de l’Afrique-Occidentale française (AOF). C’était un gouverneur français qui décidait de l’avenir de la colonie, comme d’autres aux Antilles, en Algérie, au Viêtnam ou au Laos.

C’est sur le quai du port de Dakar que commence l’histoire de cette BD. Ousmane, un jeune sénégalais rêve de Marseille et de la France. C’est à Joliette, qu’il débarque, se retrouvant rapidement au restaurant des colonies, sur le bord de la canebière, déguisé en « zouave d’opérette ».

Destinée surtout à un public jeune et en quête d’identité, cette nouvelle oeuvre de Jacques Ferrandez (L’hôteCarnets d’Orient) s’intéresse particulièrement aux valeurs et aux poids de l’histoire chez les enfants d’immigrés. Est-ce, que les ancêtres de Lussie et de Salam (les enfants d’Ousmane) sont des gaulois ? Des frères d’esclaves? Des Pygmées ?

Chaque parent a sa réponse. Dans Nos ancêtres les Pygmées, les auteurs tentent une explication. Et ce n’est pas un hasard si cette oeuvre sort cette année. Le Sénégal comme beaucoup de pays en Afrique célèbre cette année, les 50 ans d’indépendance.

Mais s’il faut souligner une qualité à cette BD, c’est sans doute sur une section qui se trouve à proximité des dessins et des mots. Il s’agit de courts textes historiques accompagnés de photos d’archives. Ils expliquent pédagogiquement et de la façon la plus simple l’histoire de France. Par exemple, dans une des pages, il est expliqué comment la France colonisatrice, sous la houlette de Jules Ferry, a façonné le continent africain.

À la fin de ce premier volume, Ferrandez et Daenincks mettent l’eau à la bouche des lecteurs et leur donnent une idée de la suite de l’histoire. Le maître des enfants d’Ousmane a dû quitter l’école pour une nouvelle destination, l’Algérie…

« Vers le royaume de Sarraouina, avec fusil… »

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