In memoriam Steve Biko

En 1977, en plein apartheid, un jeune homme, à peine âgé de 30 ans, meurt à cause de ses convictions. Il s’appelait Steve Biko. Pour perpétuer son œuvre et ne jamais oublier sa contribution dans le combat pour un monde meilleur et juste, la Fondation Steve Biko, créée en 1998, a eu l’idée avec la maison d’édition sud-africaine Umlando, de réaliser une bande dessinée.

On y découvre l’enfance heureuse de la famille Biko. Malgré la mort du père, Bantu Stephen et son frère Khaya ont eu l’éducation qu’il fallait pour ne pas sombrer.

Le jeune Stephen grandit dans l’ombre de son frère, modèle pour lui. Comme Khaya, il sera reçu au collège Loverdale. Mais après une rafle et un quart d’heure difficile à la police, ils deviendront persona non grata dans toutes les écoles du gouvernement.

« We are looking forward to a non-racial, just and egalitarian society in which color, creed and race shall form no point of reference. »

Steve Biko

Malgré tout, Biko finira par accéder à la tête de la première fédération d’étudiants noirs de l’Afrique du Sud, la SASO. Pour lui, l’équation est simple. Les Noirs devraient s’approprier leur combat et rompre une fois pour toutes avec le complexe d’infériorité.

Mais un matin, le 12 septembre 1977, il sera assassiné par la police du gouvernement sud-africain. La mort de Steve Biko aura des répercussions importantes. Il deviendra le symbole d’une lutte contre un pouvoir sans pitié. À l’international, son décès poussera l’ONU à imposer un embargo sur les ventes d’armes à l’Afrique du Sud.

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