L’année 2011 de Touki Montréal

Touki Montréal a dressé la liste des meilleurs livres publiés, albums de musique, films, humoristes et spectacles qui ont marqué l’année 2011 à Montréal.

Top 10 des albums CD

Top 5 des humoristes

Top 5 des films 

Top 10 des livres

 

 Top 10 des CD de l’année 2011

1- Beautiful Imperfection, Asa, (Naïve)

Beautiful Imperfection est un amalgame de genre musical teinté par une voix chaude, puissante et reconnaissable parmi la floraison d’artistes folk qui fait l’actualité musicale. (Mathilde Mercier)

2- Live Paris, Ben l’Oncle Soul, (Universal)

En anglais, comme en français, l’émotion à travers sa voix se ressent sans distinction. La touche Motown est tatouée sur toutes ses œuvres, sans pour autant perdre de leur authenticité. (Sacha Dwama)

3- Native Sun, Blitz the Ambassador, (Embassy MVMT)

Le ghanéen Blitz the Ambassadeur fait partie de cette nouvelle génération de musiciens africains en train de faire leur place dans l’industrie. La première pièce « Trance » de l’album Native Sun témoigne de ce renouveau dans le ton, mais qui puise dans toute l’énergie de l’Afrobeat. (Stéphane Waffo)

4- Mali Denhou, Boubacar Traoré, (Lusafrica)

Ce recueil de ballades coule paisiblement comme le fleuve Sénégal, cours d’eau qui traverse Kayes sa ville d’origine (…) Mali Denhou respire une discrète mélancolie, mais jamais totalement désespérée. Quelques tirades enthousiastes viennent briser une langueur manifeste. (Vincent Resseguier)

5- SMOD, SMOD, (Because)

Les paroles des 13 chansons de l’album SMOD sont plus engagées et politiques, notamment dans Les Dirigeants Africains et J’ai Pas Peur du Micro, en duo avec la très militante rappeuse française Keny Arkana. (Gabrielle Brassard)

6- Africa for Africa, Femi Kuti (Wrasse Records)

Les premières notes (Dem Bobo) du plus récent opus de Femi Kuti, Africa for Africa, plonge les avertis et curieux dans l’univers cuivré et révolutionnaire du clan Kuti, les rois de l’Afro-beat. (Jean-Baptiste Hervé)

7- Ishumar 2, Ishumar, (Reaktion)

Le label Reaktion nous a habitué ces dernières années à de surprenantes découvertes en provenance du Sahara. Ishumar 2 demeure sans nul doute dans la lignée de ce travail. Ces nouvelles guitares touarègues démontrent tout leur potentiel. (Nicolas Roux)

8-  Black President, Sila and The Afrofunk Experience (Visila Records)

Black President se distingue comme une oeuvre collective empreinte d’un groove  extensible qui s’adapte aussi bien aux échappées vocales de Sila qu’aux riffs et solos de The Afrofunk Experience. (Clémentine Roussel)

9- Billie-Eve, Ayo électrique (Polydor)

Sur It hurtsAyo est accompagnée par la guitare de l’auteur-compositeur-interprète français M. How many people va crescendo dans la puissance pendant 7,24 minutes. Passant des accords de piano au style reggae, la mélodie est transcendée par les talents de Craig Ross guitariste de Lenny Kravitz. (Mathilde Mercier)

10- Worth It (EP), Sarah MK

Mention spécial : Fatou, Fatoumata Diawara, (Word circuit

Top 5 des humoristes de l’année 2011

1- Couscous comedy Show

Neev, Adib Alkhalidey, Reda Senoussaoui, Dorothy Rhau, et bien évidemment UncleFofi, son couscous, Cochonette, la chèvre mascotte, et toute l’équipe du Couscous Comedy Show méritent bien des salves d’applaudissements et pour 2012, on ne peut que leur souhaiter de continuer sur le succès de 2011.

« Un peu à la Jamel Comedy ClubFares Mekideche aka UncleFofi, fondateur du concept, reprend la recette gagnante du Stand Up. Avec son collectif d’humoristes issus de différentes communautés culturelles, ils repeignent le portrait de la société québécoise avec talent. » (Sacha Dwama)

2- Eddy King

« Anglais, français, lingala ne sont pas des barrières linguistiques pour lui. Eddy King peut jouer sur plusieurs tableaux et toucher un large public, qu’il soit africain ou québécois, ses sketchs parlent à tous.  » (Sacha Dwama)

3- Nabila Ben Youssef

« Celle qui n’hésite pas à se déclarer comme la « traductrice de l’absurdistan » traite avec humour et sarcasme des sujets les plus à risques : extrémisme, immigration, dictature, corruption, religion, sexe. Nabila  brise tous les tabous et démonte clichés sur clichés avec en leitmotiv la fameuse phrase « lapidez-moi si je me trompe! ».  » (Mathilde Mercier)

4- Shirley Souagnon

« L’autre fleuron du show s’appelle Shirley Souagnon. Les anecdotes ne manquent pas, notamment sur son allure androgyne. Même la douane montréalaise s’y est méprise.  » (Amyn Benhassi)

5- Claudia Tagbo

« Parmi les ovations du public, celle pour Claudia Tagbo est la plus nourrie. La Française d’origine ivoirienne traite notamment des mensonges des mecs, des relations entre hommes et femmes ainsi que de la curiosité engendrée par son postérieure.  » (Amyn Benhassi)

Mention spéciale à Gisèle Ndong Biyogo 

Top 5 des films de l’année 2011 

1- Monsieur Lazhar de Philippe Falardeau

Monsieur Lahzar est un film qui ne se situe pas dans un univers ghettoïsé, contrairement à d’autres films campant leur action dans les écoles. Les élèves sont des normaux, de familles moyennes leur offrant une éducation dans la moyenne.

C’est d’ailleurs l’un des points agréables du film, il n’y a pas de pathos ni de donneur de leçon. Le réalisateur évite avec finesse la morale bon marché et la critique facile d’un système déjà imparfait. (Jean-Baptiste Hervé) 

2- Case départ de Fabrice Éboué, Thomas Ngijol et Lionel Steketee

Case départ aborde les thèmes de l’identité et de l’héritage historique familial avec pour arrière-plan : les rapports violents de domination de l’homme blanc sur l’homme noir à la fin du XVIIIe siècle. Ce film de duo met en scène deux demi-frères forcés de revenir aux Antilles, terre de leurs origines pour l’enterrement de leur père. Méprisant le trésor ancestral qu’est l’acte d’affranchissement de leurs ancêtres, Joël et Régis se retrouvent alors par magie en 1780 à l’époque de l’esclavage.  (Irène Raparison)

3- Omar m’a tuer de Roschdy Zem

Omar Raddad est ce jardinier d’origine marocaine, accusé d’avoir tué sa patronne, Ghislaine Marchal, le 24 juin 1991, dans la cave de sa villa de Mougins. Dans son dernier souffle, elle aurait écrit ces terribles mots avant de mourir : « Omar m’a tuer ». (Stéphane Waffo)

4- Notre étrangère de Sarah Bouyain

« Le film raconte aussi l’histoire de Mariam, une Africaine silencieuse et triste qui enseigne le dioula à Esther, cadre dans l’entreprise où elle fait le ménage à Paris. Et aussi celle de la maman adoptive d’Amy, celle de sa tante, sans oublier celle de la bonne, Kadiatou. » (Floriane Denis)

Lire la rencontre avec Sarah Bouyain, réalisatrice

5 -Grace, Milly et Lucy… Des fillettes soldates de Raymonde Provencher

« Le documentaire de Raymonde Provencher, Grace, Milly et Lucy… Des fillettes soldates, évoque la tragédie de ces fillettes enlevées par l’armée de résistance du Seigneur (LRA) en Ouganda pour les former à la lutte armée. Trois femmes témoignent de leur douloureux passé de fillettes soldates, et du combat qu’elles mènent aujourd’hui pour faire entendre cette réalité encore taboue. »  (Alice Braud)

Mention spéciale au film Massage à la Camerounaise de Josza Anjembe

Top 10 des livres de l’année 2011

1-La main d’Iman, Ryad Assani-Razaki, Ed. L’Hexagone

 » Construit comme un thriller dramatique, le livre parle de la vie de Toumani, un jeune villageois vendu pour trois sous par ses parents et qui apprendra la vie à la dure.  » (Stéphane Waffo)

2-Aminata, Lawrence Hill, Ed. Pleine Lune

« Ce roman remarquable transporte le lecteur d’un village africain à une plantation du sud des États-Unis, d’un refuge sordide en Nouvelle-Écosse à la côte du Sierra Leone, dans l’odyssée du retour en Afrique de 1 200 anciens esclaves. » (Pleine Lune)

3- Mont Plaisant, Patrice Nganang,  Ed. Philippe Rey

 » En 1931,une jeune fille de 9 ans est offerte par sa famille pour rejoindre l’une des 300 femmes du monarque tout puissant, mis en exil par d’autres puissants, les Français  » (Stéphane Waffo)

4- Racisme : mode d’emploi, Rokhaya Diallo, Ed. Larousse

« Rokhaya Diallo propose avec courage de s’interroger sur la question du racisme en France et dans le monde. Plus particulièrement le racisme de tous les jours, celui qui peut sembler positif et inoffensif alors qu’il est plus sournois et plus pernicieux. » (Irène Raparison)

5-L’étincelle, Tahar Ben Jelloun, Ed. Gallimard

« Mohamed Bouazizi est ainsi devenu un éros à son corps défendant. Son sacrifice aura été utile. C’est sans doute ce qu’il espérait, mais ni lui ni personne ne pouvait prévoir c qui est arrivé. Et ce qui est s’est passé est tout simplement historique ». (Tahar Ben Jelloun)

6-105 rue Carnot, Felwine Sarr, Ed. Mémoire d’Encrier

Dakar, Joal, Tamba-Counda, Samba Dia : toutes ces villes sont traversées par les textes réalistes de Felwine Sarr, mettant en scène un Sénégal d’aujourd’hui, loin des descriptions exotiques d’une Afrique idéalisée ou surdramatisée par un Occident lointain. (Irène Raparison)

7-Akissi, Marguerite Abouet, Ed. Gallimard

« Véritable poil à gratter pour sa famille, Akissi est une petite fille effrontée et dégourdie, pas toujours animée des meilleures intentions » (Gallimard)

8-Réinventer l’Occident, Hakin Le Karoui, Ed. Flammarion

 » Le constat est sévère, mais lucide. Les Européens, suivis de près par les Nord-américains, vont expérimenter la baisse de leur niveau de vie. Cette perte de vitesse économique s’accompagne d’un déficit d’influence tant au niveau politique que diplomatique ou culturel. La désoccidentalisation du monde est en marche. » (Vincent Resseguier)

9-Murambi, Boubacar B. Diop, Ed. Zulma

« L’auteur sénégalais réussit onze ans plus tôt à écrire sur l’inconnu et le méconnu que représente le massacre du peuple Tutsi, mais non sans difficultés. Il le confesse dans une postface inédite et intéressante (version rééditée chez Zulma), en accompagnement à son texte, qui n’a pas pris une ride et continue à éclairer les esprits les plus embrumés. » (Irène Raparison)

10- Rose déluge, Edem Awumey, Ed Seuil

« Sambo, un jeune togolais doit ramener sa tante Rose dans le pays qu’elle a toujours profondément considéré comme son point de départ, la Louisiane en Nouvelle Orléans. Pour y arriver, son ami Elom, dans un geste fort, lui passera son passeport. »

Mention Spéciale : Rue Darwin, Boualem Sansa, Ed Gallimard et Ce qu’on peut lire dans l’air de Dinaw Mengesu, Ed. Albin Michel


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