L’humour français sauce poutine au Cabaret des maudits francais

Cabaret-Francais-Zoofest-2014Dans le cadre du festival Zoofest se tenait le cabaret des maudits français. Plusieurs soirs, avec des artistes différents à chaque fois. Touki y a fait un petit tour, lors de la représentation du 16 juillet.

Animé par Bun Hay Mean, un français d’origine chinoise à la chevelure imposante, le Cabaret des maudits français, présent au zoofest depuis plusieurs années, semble être un incontournable du festival.

À preuves, chaque représentation était complète. La salle semblait être conquise d’avance, et plusieurs habitués du cabaret s’y retrouvent.

L’animateur a enchaîné vanne sur vanne entre les artistes qu’il présentait. Il a parlé des Québécois, en riant de certaines habitudes. Le public riait de bon coeur.

Maudits-Francais_Courtoisie_Zoofest20142Le thème prédominant de la soirée était ce jour-là le multiculturalisme français. Si le premier artiste, Krystoff Fluder, n’en a pas parlé du tout, axant plutôt son humour sur le fait qu’il est nain, les autres en ont largement parlé, hormis Blanche, une trentenaire déprimée d’être célibataire et sans enfants.

Youssoupha Diaby a été le deuxième artiste à monter sur scène. Coup de coeur de la soirée, il raconte des anecdotes sur sa condition de Noir, et sa grande taille. Il fait beaucoup rire la salle, avec raisons ; il fait le tout avec une auto-dérision certaine.

L’humour québécois traite rarement de racisme et de multiculturalisme. Il est donc confrontant de le voir si présent dans le cabaret, et certains spectateurs pouvaient parfois sentir un malaise. En revanche cet aspect est bien présent en France (tout comme ici, mais plus tabou).

Normal, donc, de le retrouver sur scène, des artistes qui ne se gênent pas pour tourner au ridicule certaines de leurs habitudes.

Cabaret-Francais-Zoofest-2014-3Donel Jack’sman, d’origine camerounaise, a brossé le portrait, à gros traits parfois un peu stéréotypés, des communautés ethniques qu’il fréquente. Au passage, il a écorché les Arabes, les Chinois…et le Front national. Lui aussi a décroché rires et sourires dans la salle.

Fait intéressant ; tous les artistes, parfois maladroitement et pas toujours réussis, ont fait l’effort d’adapter quelques-uns de leurs gags au Québec.

On a donc parlé de la poutine, qui remplace les somnifères avant de dormir, du quartier chinois (Bun Hay Mean disant que les Chinois sont en train d’envahir le monde), et du fait que quand il fait chaud dehors ici, il fait toujours plus froid dedans, adeptes de l’air climatisé que nous sommes.

L’heure et demie du cabaret est passée rapidement ; le rythme a été soutenu, enchaînant les artistes, qui ont tous beaucoup d’énergie sur scène.

Le public ne s’est donc pas ennuyé et a passé un bon moment en compagnie de cousins humoristes.

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