Le Stromae-o-mètre valide le public québécois

Le phénomène Stromae était de retour jeudi dernier au Métropolis dans une salle comble et comblée dans le cadre du Festival Montréal en lumière. Des effets visuels particulièrement ingénieux ont habillé le son électro de son premier disque Cheese.

Après une ouverture assurée par Karim Ouellet, Stromae a été aussitôt acclamé par une foule de tout âge. Il leur a répondu avec son titre « Bienvenue chez moi », alors qu’un décor trompe-l’œil s’illuminait derrière lui.

Parsemées sur scène, deux statues vêtues d’un chapeau melon se sont révélés être ses comparses Yoshi et Simon.

Cultivant l’interaction avec ses admirateurs, la chanson Te Quiero lui a donné l’occasion de leur déclarer « Je vous aime à mort » avec ses mimiques singulières.

Le Belge d’origine rwandaise a parlé également en flamand, se vantant au passage de l’harmonie communautaire dans son pays.

« Mes frères, mes sœurs, il est temps de se recueillir », a-t-il dit dans un sermon, déguisé en pasteur, tout en conservant ses emblématiques chaussettes hautes. Le public s’est prêté au jeu en entonnant la chanson House’llelujah.

L’aisance avec laquelle l’artiste, qui revenait à Montréal pour une deuxième fois en quelques mois, compose sa musique ne rend pas forcement justice à sa sophistication.

Et il l’a démontré avec son tube qui l’a fait hisser au rang mondial, « Alors on danse ».

L’artiste dictait à son public : « Tu n’as pas le choix que de retourner à l’école », en débutant la leçon avec le synthétiseur puis la percussion.

« Montréal, je ne tolérerai aucun perturbateur dans cette classe », a lancé le jeune homme de 26 ans avant de conclure sur le saxophone.

Plus tard en soirée, Stromae (maestro à l’envers) a chanté une reprise de ce tube devant un public émerveillé par la présence de tout un orchestre virtuel.

Il a clôturé le spectacle avec J’ai fait pipi au lit tiré de son prochain album à paraître en 2012. Ce dernier sera moins dansant et plus orienté sur les rythmes africains.

« Quand il n’y en a plus, alors il n’y en a vraiment plus », a-t-il confié avant d’en livrer une dernière aux spectateurs qui en redemandaient.

Quelques photos de la soirée

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Crédit photo : Mathilde Mercier

Entrevue de Paul van Haver

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