Madam C.J. Walker à la conquête de son destin

Voici quatre bonnes raisons de regarder le dernier phénomène de Netflix, Self made, qui retrace la vie de Sarah Breedlove, plus connue sous le nom de Madam C.J. Walker. Cette Noire, descendante d’esclaves, a bousculé son destin de domestique pour porter le costume de femme d’affaires, à la tête d’un véritable empire commercial.

1. Un film motivationnel

Dans ce contexte de confinement, il est de plus en plus difficile de trouver des programmes inspirants à regarder sur nos écrans. Le moral n’étant pas au beau fixe parfois, une histoire motivante pourrait éclairer le quotidien de certains.

A travers le parcours de l’héroïne de cette mini-série (composée de quatre épisodes de moins d’une heure), interprétée par l’excellente et oscarisée Octavia Spencer, un élan de motivation pourrait jaillir en vous. Rien ne pouvait  arrêter la détermination de cette femme qui a refusé d’accepter la fatalité de sa condition sociale.

Au contraire, le rêve qui l’animait était l’essence de toutes ses actions, ce qui lui a valu de devenir la première femme noire millionnaire dans les années 1910. À une époque où la ségrégation faisait rage et le droit des femmes était encore bafoué, Sarah Breedlove s’est battue toute sa vie pour réaliser ses objectifs, même les plus fous.

2. Un modèle d’entrepreneuriat

Avec l’appui de son conjoint, Charles Joseph “C.J.” Walker, joué par Blair Underwood, et de sa fille Leila, incarnée par l’hilarante Tiffany Haddish, Sarah a entrepris un projet commercial colossal dans l’industrie des produits cosmétiques, et ce contre vents et marrées.

Sans jamais se laisser déboussoler par les imprévus et les épreuves de la vie, elle a cheminé dans ce monde impitoyable des affaires, avec perspicacité et un dévouement total. Avec un plan bien rodé, une capacité d’adaptation sans égal et un entourage solide, la légende de Madam C.J. Walker est née.

Son succès vient de tous ses efforts et ses nombreux sacrifices pour son business. C’est un exemple de ténacité pour tous les entrepreneurs en herbe qui, comme elle, rêvent de bâtir leurs propres réalités.

3. Une référence afro-américaine historique

L’histoire de Sarah Breedlove est une référence dans la culture afro-américaine. Elle est souvent citée pour ses exploits accomplis dans un contexte historique particulier, peu enclin au développement économique de la population noire.

C’est une révolution sociale qui a bouleversé le marché de la beauté aux États-Unis, ouvrant la porte à des employés de ces communautés, initialement discriminées sous la loi Jim Crow. Madame Walker a été la pionnière d’un système commercial avant-gardiste qui impliquait des outils de mix-marketing entièrement dédiés au marché de consommatrices noires.

L’héritage de Sarah Breedlove a positivement façonné l’image des  femmes noires américaines, en laissant son empreinte dans le paysage économique du pays. Ses œuvres caritatives et ses nombreux dons ont laissé des traces de son passage remarquable.

Aujourd’hui, Madam C.J. Walker continue d’inspirer des générations entières.

4. Un hymne à la femme

Cette mini-série Netflix rend un bel hommage à Sarah Breedlove, cette femme si spéciale.  Certains critiques ont vu dans cet exercice une version trop romancée de sa vie, un peu simplette selon eux.

Pour autant, les thèmes qui sont abordés relatent les réalités de cette époque où les Noirs étaient sous-estimés, les femmes réduites à peu (les complexes capillaires étaient au cœur des préoccupations de ces dames en manque de confiance), ou encore les dégâts du colorisme dans la société et les ravages de l’esclavage sur les mentalités.

La réalisatrice Nicole Jefferson Ashe, a su illuminer ce personnage en le rendant accessible à tout public. Si la série est loin du documentaire, notons cette manière de vulgariser son message et de souligner la place importante qu’occupent toutes ces femmes dans l’Histoire.

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