Paris à tout prix de Reem Kherici

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À partir du 27 septembre 2013, les salles montréalaises mettront à l’affiche le film français Paris à tout prix de l’actrice italo-tunisienne Reem Kherici. De Paris à Marrakech, la réalisatrice suit le parcours de Maya, expulsée du territoire après que la police découvre l’expiration de son permis de séjour.

Paris à tout prix de Reem Kherici3Jeune styliste d’origine marocaine évoluant dans la sphère privilégiée des VIP dans le Paris intra-muros, Maya se voit dans l’obligation de retourner dans son pays d’enfance suite à des problèmes d’immigration.

Après dix années loin du pays et de sa famille qui l’ont pourtant vu grandir, Maya doit s’acclimater de force au quotidien marocain tout en ne perdant pas de vu son objectif : revenir en France à tout prix.

Pour son premier film, Reem Kherici choisit la comédie pour se mettre en scène en interprétant le rôle de Maya, notamment accompagnée de l’actrice Cécile Cassel, de l’humoriste-acteur Stéphane Rousseau ou encore de l’acteur François-Xavier Demaison.

Paris à tout prix de Reem Kherici2Abordant le thème du choc culturel et du retour aux sources, Reem Kherici invoque tous les clichés de la Parisienne branchée pour mieux créer le fossé entre cette dernière, plus préoccupée d’elle-même que des autres, et les membres de sa famille, aux aguets d’un peu de nouvelles depuis l’autre côté de la Méditerranée.

Entre impatience et incompréhension, Maya doit faire la part des choses pour mener à bien ses projets et renouer le contact avec ceux qu’elle a volontairement délaissés.

Inspirée du personnage de Gabrielle Solis de la série américaine Desperate Housewives, Reem Kherici déclare dans le blogue de l’Express Styles en parlant de son idée de base : « J’imaginais une Gabrielle Solis un peu désagréable regardant les choses et les gens d’un peu de haut […] qu’est-ce qui se passerait si, du jour au lendemain, la pétasse que je suis – car j’étais très désagréable – était amenée à vivre dans un pays qui n’est pas le sien ?».

À l’aise avec la double casquette d’actrice-réalisatrice, Reem Kherici fait ainsi se rencontrer à l’écran le superflu et la simplicité duquel naitront de manière tout de même très attendue l’amour, l’amitié et surtout la solidarité.

Malgré de grosses ficelles narratives et une fin trop expéditive qui pourront exaspérer les plus cinéphiles d’entre nous, Paris à tout prix séduit par son efficacité et sa bonne humeur.

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