Dominique Fils-Aimé: une soul désarmante et promise à une brillante carrière !

C’est tout avec grâce que l’auteure-compositrice et interprète Dominique Fils Aimé a offert une performance désarmante pour la dernière soirée de l’édition numérique du Festival international de jazz de Montréal (27 au 30 juin 2020).

La toute nouvelle récipiendaire du Prix Juno pour l’album de jazz vocal de l’année, en plus d’être Révélation Radio-Canada jazz 2019 et lauréate d’un Félix au Gala de l’ADISQ a livré quelques chansons tirées de son triptyque, dont Nameless et Stay Tuned !

Elle a débuté sa prestation en récitant un extrait du poème Sitll I Rise de la poétesse, écrivaine, actrice et militante afro-américaine Maya Angelou. La table était alors mise, en cette période de Black Lives Matters.

«[…] Je me lève. Au-delà d’un passé enraciné dans la douleur. Je me lève. Je suis un océan noir, bondissant et large, Gonflement et gonflement que je porte dans la marée. Laissant derrière des nuits de terreur et de peur. Je me lève. Dans un lever du jour qui est merveilleusement clair. Je me lève. Apportant les cadeaux que mes ancêtres ont donnés, Je suis le rêve et l’espoir de l’esclave. Je me lève […] »

Elle était accompagnée à la batterie par la Montréalaise d’origine thaïlandaise Salin Cheewapansri et au clavier par l’excellent David Osei-Afrira.

La magie a opéré dès les premières notes de Nameless. Le public a pu admirer sa voix chaude et planante. Dominique est d’une élégance rare sur scène.

Elle a ensuite enchaîné avec Birds, Big man do cry.

«..Do cry. Do cry. Cry me a River. Cry me the Sea. Cry me an Ocean..»

Avec cette voix, Dominique Fils-Aimé pourrait nous faire pleurer un océan et on redemanderait ! Elle a ensuite continué avec Gun Burial, pour ensuite nous laisser sur Joy River.

Mentionnons que regarder cette édition numérique peut-être un exercice à double tranchant. Les commentaires sans filtres du public apparaissent directement sous la présentation. Dans son cas, ils pleuvaient des: « Wow !» « Je suis en amour !» «Une révélation ! » « On part en orbite pour les étoiles… »

Touki Montréal vous l’aura dit, plus le temps passera plus il sera difficile de garder cette artiste chez nous. Tous les éléments sont réunis pour promettre à Dominique Fils-Aimé une brillante carrière internationale.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.