Nicolas Repac et sa boite noire au Festival de Jazz

Le guitariste français Nicolas Repac est venu proposé aux Montréalais son dernier opus, Black Box, dans l’intimité et la convivialité de l’Astral, et ce, dans le cadre de la 34e édition du Festival international de Jazz de Montréal.

Le guitariste français a présenté son nouvel album Black Box à son public montréalais. Pour cela, l’artiste a offert une mise en scène des plus originales.

C’est dans une boîte noire que Nicolas Repac a fait son entrée sur scène. Enfermé dans ce cube, il a hypnotisé les spectateurs venus l’applaudir. Lors de la chanson Delta Lullaby, il a à moitié ouvert son habitacle pour ensuite l’ouvrir complètement lors du titre Cenas de Gaby et enfin le refermer pendant La complainte de l’aube.

Nicolas Repac JAZZ 2013 ©Frédérique Ménard-Aubin-0711Avec très peu de moyens, l’artiste a offert différents univers à l’assistance ébahie. Tantôt enfermé dans une prison, tantôt tracté à travers champs par un cheval, Nicolas Repac a – par le biais d’un jeu de l’univers et de projection – présenté sa vision du monde.

Sa musique qui pourrait être facilement utilisée par l’univers cinématographique se mêle parfaitement aux images qui ne cessent de défiler durant tout le concert.

Treize tableaux se succèdent et bien que très différents les uns des autres deux mêmes sentiments semblent les lier : la liberté et l’emprisonnement.

Nicolas Repac a-t-il été influencé par la culture africaine? C’est ce qui semble en ressortir lorsque l’on voit les images de tous ces hommes. Les chants de travail de prisonniers noirs des années 30, la mélopée d’un chaman, les voix du rappeur Bo Diddley, de conteurs d’Haïti, du Sénégalais Cheikh Lô et de l’Angolais Bonga nous renvoient également vers cette culture.

Est-ce inconscient? Un pur hasard? Cela nous ne le saurons pas parce que Nicolas Repac – de nature taciturne – n’est pas là pour expliquer son art, mais bien pour laisser chacun de ses spectateurs le soin de l’interpréter comme il l’entend. Les sources du blues sont en tout cas bien là.

Le cadre intimiste de L’Astral est le lieu rêvé pour cette mise en scène à la fois si simpliste et hors du commun. Il fallait y penser.

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