Amadou et Mariam : un dimanche, comme à Bamako, la pluie en plus (ou en moins…)

Pour la clôture de la 34e édition du Festival internationale de Jazz de Montréal, Amadou Bagayoko et Mariam Doumbia ont transformé une Place des Festivals sous la pluie en une grande fête de mariage, comme un dimanche, dans la capitale malienne.

Tout avait plutôt mal commencé. La foule venue en masse s’était réfugiée sous des milliers de parapluies. Alors que les minutes défilaient, certains spectateurs hésitaient encore à rester sur la place. Trop de monde, trop de pluie, à quoi bon rester si c’est pour ne pas en profiter.

C’était sans compter le pouvoir de persuasion du duo malien. Dès leur apparition sur scène, tout ce beau monde s’est enflammé. «Ce soir, on va faire la fête», a lancé Amadou.

Amadou et Mariam portaient des tenues traditionnelles maliennes, tous les ingrédients étaient là pour un voyage de l’autre côté de l’Atlantique.

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« Bonsoir à tous les Maliens, bonsoir à tous les Africains, bonsoir à tous les Canadiens! » Amadou

De nombreuses personnes se sont mises à danser dès les premières notes de musique ce qui offrit un spectacle de parapluies qui tanguaient au rythme de la musique. D’autres au contraire ont abandonné leurs abris se moquant bien de se mouiller. Africains, Canadiens et bien d’autres offraient un arc-en-ciel ethnique.

Leur répertoire est bien connu et pourtant, les artistes ont pris le temps d’expliquer chaque chanson. Ainsi le discours politique d’Africa mon Afrique n’aura échappé à personne. Il est en effet de notoriété public qu’Amadou et Mariam se servent de leur succès pour véhiculer des valeurs de solidarité et de démocratie. Ils plaident d’ailleurs pour une Afrique libre et des élections en bonne et due forme.

Amadou-Mariam-Jazz2013-Touki-Montreal-3Le public conquis a chanté sous la direction de Mariam. Amadou, quant à lui, a fait la démonstration de sa virtuosité à la guitare. Oui, mais voilà, le concert touchait bientôt à sa fin, moment tant redouté.

Lors de cette soirée aux couleurs du Mali, la jeune chanteuse Fatoumata Diawara s’est jointe au duo. Une poignée de femmes dans l’assistance s’essayèrent aux youyous (cris de joie).

Le duo a profité du concert pour présenter le Prix Antonio-Carlos-Jobim 2013 qu’ils avaient reçu quelques heures plus tôt des mains de Laurent Saulnier, vice-président à la programmation et à la production du Festival. Ce prix récompense les artistes qui se sont démarqués dans le domaine de la musique du monde. Autant dire qu’il ne pouvait pas y avoir meilleurs récipiendaires qu’Amadou et Mariam.

Quelques photos du spectacle

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